La députée Laurence Vanceunebrock à la veille du vote sur la PMA : "Je suis impatiente"

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La députée LREM Laurence Vanceunebrock s'est exprimée sur Europe 1 à la veille du vote sur l'extension de la PMA, qu'elle soutient de longue date. 
INTERVIEW

La PMA arrive mardi au menu de l'Assemblée nationale. La députée LREM Laurence Vanceunebrock-Mialon, favorable de longue date à l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, a confié son impatience, lundi soir sur Europe 1.

"Je suis impatiente. Ça fait longtemps qu'on entretient un climat apaisé, il y a eu le rapport Touraine avec des préconisations intéressantes. On a eu la chance d'entendre les pour et les contre, et d'échanger entre députés de la majorité et de l'opposition pour exposer nos arguments", a déclaré l'ancienne policière, qui a eu deux filles grâce à des PMA en Belgique. 

"Le vote est à la discrétion des députés, il n’y a pas de consigne de vote. Je trouve ça très bien, c’est un sujet qui touche à l’intime, quelque chose de très personnel. On peut avoir des avis différents selon notre éducation et comment on veut voir évoluer la société", a assuré la députée. Promesse du candidat Macron maintes fois repoussée, la PMA va être autorisée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, et non plus réservée aux couples hétérosexuels. Le vote aura lieu lors de l'examen du projet de loi bioéthique. 

"Sous cette mandature, ce sera hors de question d'aller vers la GPA" 

Alors que le gouvernement et la majorité soutiennent officiellement l'extension de la PMA, l'aile droite de LREM est en réalité réservée. Une trentaine de députés de la majorité pourrait ainsi voter contre. "J’espère que mes collègues osent s’exprimer sur le sujet. J’en discute régulièrement avec des collègues qui ne sont pas pro-PMA et avec qui on peut discuter", a réagi Laurence Vanceunebrock. 

"Je les rassure surtout sur le sujet des femmes célibataires, la PMA pour les couples de lesbiennes est moins un problème. Je leur dis que si on ne légifère pas, elles continueront à avoir des enfants à l’étranger ou elles se mettront en danger, en ayant parfois recours à des partenaires hasardeux", fait-elle valoir. La députée a également balayé toute volonté d'autoriser la GPA (gestation pour autrui), ce que craignent nombre d'opposants à la PMA. "Ils ont tort, sous cette mandature, ce sera hors de question d’aller vers la GPA. Il n’y a aucun intérêt."