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«Jean-Luc Mélenchon n'est pas complexe, il est d'abord cynique», juge Alain Finkielkraut

[© Europe 1]

Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos, Alain Finkielkraut critique vivement Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise. Il dénonce une stratégie politique ciblant quartiers populaires et jeunes. "Jean-Luc Mélenchon n'est pas complexe, il est d'abord cynique", juge-t-il.

Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos, Alain Finkielkraut a livré une charge très critique contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise. Interrogé sur l'hypothèse d'une France dirigée par LFI, l’académicien estime sans détour : "Ce serait une catastrophe, ce serait un cauchemar", dressant le portrait d'un responsable politique qu'il juge "d'abord cynique".

Selon lui, Jean-Luc Mélenchon mettrait en place une stratégie politique assumée, tournée vers certains électorats. "Il regarde les cartes, il regarde les quartiers populaires, il explique à ses troupes qu'il faut se mobiliser pour les jeunes et pour les quartiers populaires", affirme-t-il, estimant que le reste serait "laissé de côté" car "ça ne sert à rien".

Un "antisémitisme électoral puis sincère"

Alain Finkielkraut enchaîne ensuite sur des accusations particulièrement graves, évoquant une dérive idéologique qu'il relie à des propos et postures du leader insoumis et de son entourage. Il évoque notamment ce qu'il qualifie d'"antisémitisme électoral puis sincère", estimant qu'il s'agirait à la fois d'opportunisme politique et d'une forme d'"auto-intoxication".

L'essayiste cite également plusieurs séquences et expressions polémiques attribuées à Jean-Luc Mélenchon, notamment autour de la notion de "nouvelle France". "Il en appelle au nouveau peuple pour accéder un jour à la fonction présidentielle", affirme-t-il, estimant que cette vision s'accompagnerait d'une rupture avec l'identité nationale telle qu'il la conçoit.

Enfin, Alain Finkielkraut juge que cette rhétorique s'inscrit dans une logique plus large de fracture politique et culturelle. Il dénonce notamment une remise en cause du français et de la cohésion nationale, résumant sa critique par une formule sans appel : "Ce sont les Français d'origine française qui sont aujourd'hui un problème pour la cohésion nationale", dit-il, avant de conclure sur ce qu'il perçoit comme une stratégie de "nouveau peuple".