Jean-Christophe Picard, de l'association Anticor : "En Scandinavie, on ne parlerait plus depuis longtemps de Richard Ferrand"

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Suite à la mise en examen du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, dans la nuit de mercredi à jeudi, Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, l'association qui a relancé l'affaire des Mutuelles de Bretagne, réagit sur Europe 1. Il dénonce une situation choquante et "incroyable", qui n'aurait pas eu lieu, selon lui, dans d'autres pays européens. 
INTERVIEW

Dans la nuit de mercredi à jeudi, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a été mis en examen pour son implication dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne. L'année dernière, l'association de lutte contre la corruption, Anticor, avait relancé l'affaire, en déposant une plainte, classée sans suite. 

 

Au micro d'Europe 1, Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, se dit "choqué" par l'attitude des députés La République en marche (LREM), concernant cette affaire. "Ce qui me choque, c'est que 254 députés, connaissant les faits qui n'étaient pas contestés estimaient que Richard Ferrand pouvait être président de l'Assemblée nationale alors même qu'il avait estimé qu'il ne pouvait plus rester ministre", dénonce-t-il. 

Les députés LREM doivent "assumer" leur choix, d'après Jean-Christophe Picard

Jean-Christophe Picard pointe une situation qui "semblait déjà à l'époque surréaliste" puisque "quelqu'un qui n'est pas assez bien pour être ministre peut être président de l'Assemblée nationale".

Il appelle ainsi les députés LREM à "assumer d'avoir un président mis en examen". Un constat qu'il qualifie d'"incroyable". "Je pense qu'en cherchant bien, on pourrait avoir un président de l'Assemblée nationale qui n'est ni mis en examen, ni susceptible de l'être dans les prochains mois", estime-t-il, rappelant qu'un tel "débat qui n'a lieu qu'en France". "En Scandinavie, par exemple, on ne parlerait plus depuis longtemps de Richard Ferrand", assure-t-il. 

Europe 1
Par Alain Acco, édité par T.F