Richard Ferrand mis en examen : Sibeth Ndiaye défend un "homme qui, dans l’exercice de ses fonctions, est absolument irréprochable"

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Alors que Richard Ferrand entend conserver son poste de président de l'Assemblée nationale, malgré sa mise en examen pour "prise illégale d'intérêts", la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, invitée au micro d'Europe 1, a défendu son parcours politique.
INTERVIEW

L’Elysée dit garder sa confiance en Richard Ferrand. Le président de l'Assemblée nationale a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi pour "prise illégale d'intérêts" dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Dans la foulée, le quatrième personnage de l'Etat a indiqué qu'il n'entendait pas démissionner de son poste, se disant "déterminé à poursuivre (sa) mission".

"Il est logique que le président de la République lui garde toute sa confiance, parce que c’est un homme loyal, droit, qui a eu un parcours politique exemplaire", a réagi jeudi matin, au micro de Sonia Mabrouk sur Europe 1, Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement. "C’est un homme qui, dans l’exercice de ses fonctions, est absolument irréprochable", insiste-t-elle.

La légitimité du suffrage

Alors que Richard Ferrand avait dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires au moment de l’éclatement de cette affaire, en 2017, son maintien au perchoir, en dépit de la procédure judiciaire dont il fait actuellement l’objet, interroge. "Il n’y a absolument pas de logique politique. On est dans deux situations différentes", balaye Sibeth Ndiaye. "Un membre du gouvernement est nommé, un parlementaire est élu. Quand on est président de l’Assemblée nationale, on est élu deux fois. D’abord par ses concitoyens -  et je veux rappeler que Richard Ferrand, alors que l’affaire était connue, est retourné devant les électeurs, a été réélu par les habitants du Finistère qui lui ont témoigné leur confiance  -  et puis par ses pairs, les députés", explique la porte-parole du gouvernement.

"Richard Ferrand est mis en examen, donc jusqu’à preuve du contraire il est présumé innocent", insiste encore Sibeth Ndiaye. "On est dans une société dans laquelle, dès que vous avez vaguement maille à partir avec la justice, on vous cloue au pilori. On peut avoir un peu de calme, raison garder et faire preuve de pédagogie", conclut-elle.

Europe 1
Par Romain David