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Invitée de La Grande interview Europe 1-CNews mercredi, Aurore Bergé, ministre des Solidarités et des Familles, s'est alarmée de l'augmentation d'actes antisémites en France depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas et estime que l'antisionisme est une forme d'antisémitisme.

Au micro d'Europe 1-CNews, la ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, s'est positionné sur l'actualité tragique au Proche-Orient et ses répercussions sur la France. Elle est notamment revenue sur les attaques du 7 octobre perpétrées par le Hamas dans le sud d'Israël : "C'est le pire drame dans l'histoire d'Israël et de la communauté juive depuis la Shoah, c'est la volonté délibérée de tuer des juifs parce qu'ils sont juifs".

"Si on ne se sent pas concerné par le 7 octobre et par ces étoiles de David qui sont inscrites sur les immeubles, ça veut dire qu'on n'est pas à la hauteur de ce que veut dire être Français et de ce pacte républicain", a-t-elle ajouté.

Interdiction des manifestations 

Face à la montée des actes antisémites depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas et la tenue de certaines manifestations interdites, la ministre a déclaré : " Lors du précédent mandat, on s'était beaucoup battu pour modifier la définition de ce qu'est l'antisémitisme. On avait dit clairement que l'antisionisme, c'est-à-dire le fait de nier le droit d'Israël à exister, était une forme renouvelée d'antisémitisme. Qui aujourd'hui pourrait nier le fait que, de manière évidente, l'antisionisme est une forme renouvelée d'antisémitisme ?"

Lors des manifestations en soutien à la Palestine, qui ont lieu un peu partout en France depuis le début de la guerre, la ministre constate la tenue de slogans de "haine". Néanmoins, elle n'estime pas que chaque manifestant est motivé par des raisons antisémites ou haineuses : "Je pense qu'il y a des gens qui sincèrement s'alarment de la situation humanitaire et veulent qu'évidemment il y ait des corridors humanitaires. Et évidemment que l'aide humanitaire arrive à Gaza. C'est pour ça que la France est mobilisée, que l'Union européenne est mobilisée et c'est légitime auprès des populations civiles". 

La ministre rappelle que la France est le seul pays au sein de l'Union européenne à interdire un certain nombre de manifestations en soutien à la Palestine par peur de débordements.