ISF : l'exécutif attend l'issue du débat

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La suppression de l'ISF est une demande récurrente des "gilets jaunes". © ludovic MARIN / AFP
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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux veut "attendre les conclusions" du "grand débat" sur l'ISF avant d'en tirer des conclusions. 

"Attendons les conclusions des débats" sur l'ISF, a demandé mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, sur ce thème abordé la veille entre Emmanuel Macron et les maires normands. "Je ne vais pas présager à la mi-janvier des résultats du grand débat national, donc attendons les conclusions. On entend ce que les gens disent mais il est aussi important de rappeler qu'il y a une légitimité dans ce pays. Il y a eu des élections, on a été 'cash' dans le projet politique du président de la République", a-t-il dit.

77% des Français sont favorables au rétablissement de l'ISF, supprimé dès le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, selon un sondage Ifop du 6 janvier. C'est aussi l'une des principales revendications des "gilets jaunes" et une demande récurrente inscrite dans les cahiers de doléances ouverts dans les mairies.

"Vous ne pouvez pas en permanence contester la légitimité d'une élection". "Vous ne pouvez pas en permanence contester la légitimité d'une élection et d'une démocratie représentative par une démocratie directe", a plaidé Benjamin Griveaux. Mais "on peut amplifier certains dispositifs et si ça ne fonctionne pas, il faut les modifier, c'est aussi ça, faire preuve d'un peu de bon sens", a-t-il dit.

Mardi, devant les maires, Emmanuel Macron avait défendu la suppression de l'ISF en lançant : "c'est pas parce qu'on remettra l'ISF comme il était il y a un an et demi que la situation d'un seul 'gilet jaune' s'améliorera. Ça, c'est de la pipe". Mais, a-t-il aussi affirmé à la sortie du débat, "j'ai donné mon avis mais je n'ai fermé aucun sujet", après avoir estimé que l'ISF n'était "ni un tabou ni un totem".