Selon les informations d'Europe 1, la Ligue des Libertés, association visant à dénoncer l'instrumentalisation du droit, fondée par le vice-président du parti UDR Guilhem Carayon, a saisi le président de la Haute Autorité pour relever des omissions dans les déclarations du député insoumis Raphaël Arnault.
Le député insoumis Raphaël Arnault est-il à nouveau dans la tourmente ? Ciblé par une grande partie de la classe politique, après le meurtre du jeune Quentin Deranque à Lyon, lynché à mort par des militants d'ultra gauche, le député, dont le collaborateur Jacques-Elie Favrot est aujourd'hui en détention provisoire pour complicité de meurtre, est à présent visé par une saisine de la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique).
Trois omissions
À l'initiative de la Ligue des Libertés, association composée d'avocats, de juristes et de membres de la société civile, la HATVP est saisie spécifiquement pour trois omissions dans la déclaration du député.
En premier lieu, l'absence de déclaration de la cessation d'activités de l'élu à La Jeune Garde, après la dissolution du groupement par Bruno Retailleau, puis la non-déclaration de l'activité de ses collaborateurs parlementaires dans la milice antifasciste, et enfin une discordance sur la déclaration du nombre d'assistants parlementaires.
En plus de la saisine du gouvernement
Parmi les soupçons qui pèsent sur l'équipe du député, la possibilité de détournement de fonds publics, au cas où les collaborateurs parlementaires membres de la Jeune Garde auraient agi sans remplir de missions en lien direct avec le mandat du député, et surtout leur possible participation au maintien d'un groupe dissous.
Des accusations qui s'ajoutent à la saisine du gouvernement, inquiet d'une possible reconstitution de la Jeune Garde, au lendemain de sa dissolution en juin 2025.