Dans son passage dans "La Grande Interview" ce mercredi 15 juillet, Sébastien Chenu a dénoncé un "pays affaissé sur lui-même", estimant que les récents incendies, le drame de Lyhanna, les difficultés de la justice ou encore les tensions dans les services publics révèlent, selon lui, un État qui ne parvient plus à assurer ses missions.
Un État à bout de souffle. Invité de Pierre de Vilno dans La Grande Interview, Sébastien Chenu a vivement critiqué l’état des services publics français, estimant que les crises récentes révèlent un affaiblissement de l’État. Le député cite notamment le meurtre de la jeune Lyhanna, les incendies qui touchent le pays notamment à Fontainebleau, les difficultés de la SNCF ou encore les tensions dans la justice et la santé.
"Notre pays est affaissé sur lui-même", a déploré le vice-président de l'Assemblée nationale, estimant que chaque événement majeur met en lumière des dysfonctionnements plus profonds.
Évoquant les incendies, il a notamment cité celui de la forêt de Fontainebleau, qui a mobilisé d’importants moyens de secours, comme un exemple des difficultés auxquelles le pays doit faire face. Il a également dénoncé les perturbations dans les transports, avec une SNCF "débordée" selon lui, ainsi que les conséquences des épisodes de canicule sur les infrastructures.
Faute à Emmanuel Macron
Concernant l’affaire tragique de Lyhanna, il a mis en cause les capacités de la justice à répondre efficacement. "Vous apercevez que des centaines de dossiers s'entassent dans les greffes de notre pays", a-t-il pointé du doigt.
Pour Sébastien Chenu, ces situations traduisent un même problème : "Il suffit d’un événement douloureux pour le pays pour s’apercevoir que notre pays est affaissé sur lui-même, que plus rien ne fonctionne vraiment". Il estime que les Français sont désormais contraints de "faire avec un État affaissé".
Le député RN a enfin accusé Emmanuel Macron d’avoir "beaucoup abîmé notre pays sans rien solutionner", citant la justice, la santé et la sécurité parmi les secteurs qui, selon lui, restent en grande difficulté. "La justice, la santé, la sécurité, on s'aperçoit que dans notre pays, il y a une espèce d'illusion du fait que ça puisse fonctionner. En réalité, plus rien ne fonctionne vraiment. C'est là aussi où j'en veux au déconstructeur Emmanuel Macron", a-t-il martelé.