Incendie de l’usine Lubrizol : "il faut que les choses aillent vite", réclame Christian Jacob

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Pour le patron des députés Les Républicains, invité mardi matin d’Europe 1, il faut faire confiance aux scientifiques, mais les autorités doivent tout faire pour éviter le climat de suspicion après la destruction de l’usine Seveso à Rouen.
INTERVIEW

Le gouvernement a beau s’y employer, il ne parvient pas à calmer les inquiétudes des riverains de l’usine Lubrizol, classée Seveso, et ravagée par un incendie jeudi dernier. Lundi, c’est Edouard Philippe en personne qui s’est déplacé à Rouen pour tenter de rassurer la population. Peine perdue. Des professeurs vont faire valoir leur droit de retrait mercredi, et dans l’ensemble, c’est le scepticisme qui domine. "Le politique, sur ce sujet, doit prendre des décisions, mais il doit les prendre à la lumière de éclairages des scientifiques. Il faut que les choses aillent vite, parce que sinon il y a un climat de suspicion qui est en train de s’ancrer", a réclamé mardi sur Europe 1 Christian Jacob, le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale.

"Il faut que tout puisse être levé rapidement"

Pour autant, Christian Jacob refuse d’accabler le gouvernement, sous le feu des critiques. "Les autorités de l’Etat sont saisies, sont mobilisées. Rien à ce stade ne permet de dire qu’il y a eu une quelconque défaillance", a-t-il noté. S’il y a une critique à formuler, c’est sur le rythme qu’elle doit être adressée, selon le député de Seine-et-Marne. "Il y a une urgence à ce qu’il y ait une transparence et surtout le résultat des analyses. Tant qu’ils ne sont pas publiés, il y a une forme d’incertitude. Je pense notamment aux maraîchers, aux agriculteurs, aux éleveurs. Il faut que tout cela puisse être levé rapidement."

Et Christian Jacob pense que l'Assemblée a aussi rôle à jouer. Certains députés ont d’ailleurs réclamé une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur la réaction du gouvernement. Le patron des députés LR ne va pas aussi loin. Il penche plutôt pour "une mission d’information avec le possibilité d’auditionner sous serment les directeurs d’administration, parce qu’il faut tirer les enseignements de ce qui s’est passé. Et voir quelles mesures de précaution ont doit pouvoir prendre par la suite, et quelles doivent être les réactions des services de l’Etat", a-t-il plaidé.