"Incarner une opposition républicaine" : les députés LR font front avant le discours d'Edouard Philippe

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Alors qu'Édouard Philippe doit prononcer mercredi son deuxième discours de politique générale, le groupe parlementaire LR présidé par Christian Jacob entend bien s'opposer au gouvernement. 

Quelle attitude de la part de LR face au gouvernement ? Mercredi, Édouard Philippe doit prononcer à l'Assemblée nationale son deuxième discours de politique générale. L'occasion pour le Premier ministre de préciser les chantiers qui attendent son gouvernement jusqu'aux municipales, mais aussi de solliciter une nouvelle fois la confiance des députés. À LR, malgré la crise qui déchire actuellement le parti après la déroute aux européennes, l'heure est à unité contre l’exécutif. 

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Alors que le parti se délite, entre départ de Valérie Pécresse et appel de nombreux maires de la droite et du centre à soutenir Emmanuel Macron, le groupe LR se veut soudé. Loin de l'abstention attentiste du début du quinquennat, quand le groupe s'était majoritairement abstenu lors du premier vote de confiance, la droite devrait cette fois voter massivement contre le gouvernement. Plus question de faire le moindre cadeau à l'exécutif. Comme le rappelle le patron des députés LR Christian Jacob : son parti est résolument dans l'opposition. "Rien aujourd'hui, ne peut nous amener à ne pas nous opposer, car nous sommes en face d'un gouvernement d'un sectarisme rarement vu. Nous entendons incarner une opposition républicaine", précise au micro d'Europe 1 celui dont le nom est évoqué pour succéder à Laurent Wauquiez à la tête de LR.

Vers une quinzaine d'abstentions ?  

La droite s'oppose et et serre les rangs donc, même si certains, comme le député pro-Pécresse Éric Diard, se veulent plus ouverts. "Je ne connais pas du tout la teneur du discours du Premier ministre, ça serait bête de dire 'je suis contre'", explique l'élu des Bouches-du-Rhône. "On sait à quoi s'attendre, mais on peut être surpris".

Mais cette ouverture et de potentielles abstentions ne devraient concerner qu'une poignée de députés, assure-t-on au groupe. Moins optimiste, un dirigeant de LR n'exclut pas qu'il y en ait au moins une quinzaine.

Europe 1
Par Hadrien Bect, édité par Antoine Terrel