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Hantavirus : marqué par la précédente pandémie de Covid, le gouvernement veut montrer sa mobilisation

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à la préfecture de Haute-Garonne, à Toulouse, le 7 mai 2026. [Lionel BONAVENTURE / AFP]

Deux nouvelles réunions ministérielles se tiennent ce lundi 11 mai autour de l’hantavirus. L'exécutif veut afficher sa réactivité et sa vigilance, tout en évitant de raviver les critiques liées à la gestion du Covid-19.

L'hantavirus n'est plus une question de santé : il devient peu à peu un sujet politique. Sébastien Lecornu a présidé ce lundi 11 mai, à 16h15, une nouvelle réunion sur ce sujet, avant d'en mener une autre avec quatre épidémiologistes à 19h30, dont Jean-François Delfraissy. L'objectif est de montrer que le gouvernement est à la manœuvre.

Le Premier ministre avait déjà présidé une réunion ce dimanche 10 mai. La première assemblée de ce lundi, prévue à Matignon, a été organisée avec notamment la ministre de la Santé Stéphanie Rist, mais aussi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

"La responsabilité de l'État, c'est évidemment d'être prêt"

Cette réunion permet, pour le gouvernement, d'illustrer la mobilisation totale au sein de l'exécutif avec une capacité de réaction rapide et une forte vigilance, selon la porte-parole Maud Bregeon. "La responsabilité de l'État, c'est évidemment d'être prêt. Et nous sommes prêts. Le cas échéant, il n'y a pas lieu aujourd'hui d'affoler les Françaises et les Français. Les mesures les plus strictes sont prises. Là encore, c'est bien normal. C'est ce qu'on peut attendre de l'État. Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance", explique-t-elle.

Rassurer sans provoquer la panique est donc la priorité du gouvernement. Mais l'exercice reste délicat, car parler de virus ou encore d'épidémie ravive forcément de mauvais souvenirs : ceux du Covid-19. Un sujet politiquement très sensible avec un souvenir du début de gestion chaotique du Covid qui reste encore très présent.

Manque d'anticipation, pénurie de masques, stratégie de dépistage tardive, communication confuse... Le gouvernement veut donc éviter à tout prix une nouvelle polémique sur l'impréparation de l'État, car depuis le Covid, en matière sanitaire, le moindre retard peut devenir une faute politique. 

Selon son entourage, Emmanuel Macron suit d'ailleurs attentivement la situation depuis le Kenya. Le chef de l'État échange régulièrement avec Sébastien Lecornu. Parmi les experts consultés à 19h30 par le Premier ministre, Jean-François Delfraissy, l'ancien président du Conseil scientifique pendant le Covid : un symbole.