Guillaume Peltier sur son engagement de jeunesse au FN : "Si c'était à refaire, je ne le referai pas"

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Invité lundi d'Europe 1, le vice-président de LR Guillaume Peltier est revenu sur son engagement de jeunesse au Front national. "Si c'était à refaire, je ne le referai pas", explique-t-il. 
INTERVIEW

Désormais vice-président des Républicains, Guillaume Peltier n'a cependant pas toujours été membre du parti désormais dirigé par Christian Jacob. Le député du Loir-et-Cher n'avait en effet rejoint l'UMP qu'en 2008 après avoir fait ses premières armes au Front national (désormais RN), puis auprès de Philippe de Villiers. "Si c'était à refaire, je ne le referai pas", reconnait-il aujourd'hui au micro d'Europe 1. 

"Les erreurs ne se regrettent pas, elles s'assument", explique-t-il, reprenant une formule de Simone Veil, avant de préciser : "Bien sûr que si c'était à refaire, je ne le referai pas".

"Une colère qui s'est exprimée de manière maladroite"

"Je vivais dans un quartier populaire où j'ai vécu le chômage de mon père", raconte-t-il, confiant avoir vu ses parents "baisser les yeux devant des racailles". C'est pourquoi, explique le député, "j'ai eu cette colère, cette révolte, qui s'est exprimée de manière maladroite".  

"Depuis plus de onze ans, je suis aux Républicains", rappelle le vice-président de LR, et "je m'estime comme un des mieux placés pour dire à nos compatriotes : 'votre colère n'est pas illégitime. Vous n'êtes pas des citoyens de seconde zone quand vous votez pour les extrêmes'". Et d'ajouter : "Le chemin que nous sommes en train de construire à LR est un chemin d'équilibre".  

Alors que certains militants LR réclament une alliance avec le RN dans le cadre d'une union des droites, Guillaume Peltier dénonce "le jeu dangereux que joue Emmanuel Macron en faisant de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon ses uniques opposants pour apparaître comme l'utile digue face au chaos". "Je ne veux pas le chaos pour mon pays", martèle le député. "Si nous ne voulons plus de la politique d'Emmanuel Macron, il existe un chemin alternatif", explique-t-il encore, avec un parti LR, certes encore "convalescent", mais qui dispose de "propositions très fortes". 

Europe 1
Par Antoine Terrel