"Gilets jaunes" : ouverture des petites mairies samedi pour permettre aux citoyens de s'exprimer

  • A
  • A
Une synthèse départementale des "doléances et propositions" devrait ensuite être diffusée "au gouvernement, au parlement et aux médias".
Une synthèse départementale des "doléances et propositions" devrait ensuite être diffusée "au gouvernement, au parlement et aux médias". © Pascal PAVANI / AFP
Partagez sur :
L'Association des maires ruraux et l'Association des petites villes de France demandent aux élus locaux d'ouvrir leurs mairies samedi pour "permettre à chacun de nos concitoyens d'exprimer verbalement leur colère".

Les associations des maires ruraux et des petites villes de France demandent à leurs élus d'ouvrir leurs mairies samedi, jour de mobilisation annoncée des "gilets jaunes", pour permettre aux citoyens d'exprimer leur colère et leurs revendications.

Leur permettre "d'exprimer verbalement leur colère". Contre "la surdité" de ceux qui gouvernent, les maires veulent "permettre à chacun de nos concitoyens d'exprimer verbalement leur colère", écrivent l'Association des maires ruraux (AMRF) et l'Association des petites villes de France (APVF) dans un communiqué commun. "Lors de cette journée, le rôle du maire et du conseil municipal sera d'écouter, d'enregistrer et de faire remonter l'information, sans prendre parti, sans juger, sans contredire...", poursuivent-elles. "Charge ensuite à l'État de récolter, d'écouter et de synthétiser les remontées", précisent les deux associations qui regroupent environ 11.000 maires.

"Le contact humain" plutôt que les réseaux sociaux. Aux réseaux sociaux "qui excluent et attisent les tensions", les maires veulent opposer "le contact humain" en utilisant "la proximité des mairies pour déboucher la surdité de nos gouvernants". Les associations invitent notamment les élus à faciliter "l'expression de celles et ceux qui sont empêchés (exclusion numérique, analphabétisme, etc)".

Une synthèse des doléances et propositions diffusée ensuite. Une synthèse départementale des "doléances et propositions" devrait, selon elles, être ensuite diffusée "au gouvernement, au parlement et aux médias".