Gantzer propose un "loyer fictif" pour les logements vacants à Paris : "On pourra contenir les prix de l'immobilier"

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Gaspard Gantzer veut obliger les propriétaires de logements vacants à contribuer à la rénovation du parc immobilier. 2:20
Gaspard Gantzer veut obliger les propriétaires de logements vacants à contribuer à la rénovation du parc immobilier. © Europe 1
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Candidat à la mairie de Paris avec "Parisiennes, Parisiens", Gaspard Gantzer défend l'idée d'un loyer fictif que paieraient les propriétaires de logements vacants pendant au moins un an. Sur Europe 1, mardi matin, il soutient que cette manne servirait à la construction de logements, pour juguler les prix très élevés de l'immobilier dans la capitale.
INTERVIEW

Comment faire pour freiner la hausse des prix de l'immobilier à Paris ? Pour Gaspard Gantzer, ce "fléau" ne pourra se régler qu'avec la construction et la rénovation de logements dans la capitale, dont il brigue la mairie au printemps prochain. Sur Europe 1, mardi matin, le candidat de la liste "Parisiennes, Parisiens" défend pour les municipales de mars 2020 l'idée d'un "loyer fictif" payé par les propriétaires de logements vacants avec, pour conséquence théorique, un "choc d'offre" destiné à faire baisser les prix intra-muros. 

1.500 euros pour un 50m2

"Aujourd'hui, 10% des logements sont vacants à Paris, c'est inacceptable", constate l'ancien conseiller en communication de François Hollande lors du précédent quinquennat, qui évoque "plus de 100.000 biens" dans ce cas. "Une des solutions est de demander aux propriétaires qui n'occupent pas leur logement pendant plus d'un an de payer un loyer fictif, du montant du marché, soit 30 euros du mètre carré." Pour un logement inoccupé de 50 mètres carrés, un propriétaire paierait donc 1.500 euros par mois.

" Il y aura un choc d'offre et on pourra contenir les prix de l'immobilier à Paris "

"On pourrait utiliser ce loyer pour la construction de logements, la rénovation de l'habitat et des résidences étudiantes", poursuit le candidat au micro de Matthieu Belliard. "C'est incitatif pour permettre à chacun de choisir entre contribuer à la collectivité pour des opérations d'intérêt général et remettre son bien sur le marché. Il y aura un choc d'offre et on pourra contenir les prix de l'immobilier à Paris", anticipe-t-il.

Europe 1
Par Thibaud Le Meneeec