Florian Philippot : "Je laisse son aigreur à Marine Le Pen"

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Florian Philippot lance le mouvement des Patriotes. 3:08
Florian Philippot lance le mouvement des Patriotes. © Europe 1
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Vivement critiqué par Marine Le Pen depuis son départ du FN, Florian Philippot lance officiellement son mouvement des Patriotes lors d'un Congrès à Arras, dimanche.
INTERVIEW

Cinq mois après son départ du Front national, Florian Philippot organise dimanche à Arras le premier congrès de son mouvement des Patriotes. L'ancien numéro 2 du FN s'adressera à 15h à plusieurs centaines de ses "6.500 adhérents" revendiqués. "Je ne redescend pas en bas de l'échelle, j'ai le sentiment de défendre mes convictions", assure Florian Philippot, invité d'Europe Week-End.

Pas de mauvaise conscience. Devant ses militants, le président des Patriotes entend "démontrer que le patriotisme, l'idée d'une France libre, indépendante, puissante, peut être moderne, crédible et avoir sa place au 21ème siècle". Attaqué par Marine Le Pen qui a qualifié son mouvement de "mort-né" et critiqué "l'orgueil et l'ambition du cavalier seul" Florian Philippot, l’intéressé ne souhaite pas rentrer dans une confrontation avec la présidente du FN. "Je lui laisse son aigreur. Je défends des idées. Quand on ne défend plus ses convictions au nom de la politique politicienne, on a souvent mauvaise conscience. Ce n'est pas mon cas. J'ai fait un choix audacieux en créant un mouvement politique." 

Alors que le FN a délaissé le débat de la sortie de l'euro - près d'un Français sur quatre s'y oppose, Florian Philippot "persiste et signe" : "ça prouve que je ne suis pas démagogue ou populiste". "En restant dans l'euro et plus largement dans l'Union européenne et sa politique de dérégulation, nous n'avons pas la possibilité de changer la vie quotidienne des Français. On l'a vu sur l'autorisation du glyphosate, sur le travail détaché", affirme le député européen.

"La France n'est pas finie". Le président des Patriotes fait même de la sortie de l'euro un axe fondateur de son mouvement : "Ce n'est pas pour rien si ça bloque dans les prisons, dans les Ehpad, dans les hôpitaux, dans les gendarmeries : c'est parce qu'il n'y a plus d'argent et c'est totalement lié à l'euro". Et de conclure : "Je veux démontrer que l'on peut faire autrement, que la France n'est pas finie, qu'elle peut rebondir en valorisant ses atouts".