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Fin de vie : les textes de nouveau soumis au vote des députés, sans garde fou

[Hans Lucas/AFP]

Alors que les deux textes sur le projet de loi de fin de vie sont votés ce mercredi à l'Assemblée nationale, la frustration est grande pour une partie des députés, notamment à droite, qui jugent que les débats ont été bâclés. 

C'est une journée importante pour le texte sur la fin de vie. Ce mercredi, les députés voteront dans l'après-midi les deux textes qui composent le projet, avec une partie sur les soins palliatifs et une partie sur la création d'une aide à mourir, source de divergence au sein du Parlement. 

Mais, dans les faits, "Il n’y aura pas eu de vrai débat", constate amèrement un opposant à la fin de vie, qui dénonce la précipitation dans laquelle les élus auront légiféré, sous la pression de la gauche, René Pilato élu LFI. 

Des discussions bâclées

"Se répéter c'est bien, il y en a qui ont besoin peut-être d'entendre 10, 15, 20 fois les choses, mais au bout d'un moment on aimerait bien avancer et voter ce texte", avait-il notamment déclaré aux députés. 

Sur les bancs de la droite et du RN, on regrette des discussions bâclées. "On a carrément un député LFI qui nous dit que nos sujets ne sont pas importants, ils ont déjà été discutés donc il faut retirer les amendements et aller plus vite", s'agace ainsi Hanane Mansouri, élue UDR. 

Un texte de nouveau devant le Séant dans quelques semaines

"Non, sur un texte comme ça nous irons jusqu'au bout, et nous portons le combat jusqu'à la fin", insiste-t-elle. Concrètement, c’est un texte encore plus ouvert qui devrait être voté ce mercredi après-midi, puisque quasiment aucun garde-fou pour encadrer l’euthanasie n’a été accepté.

Mais le parcours législatif, lui, continue : dans quelques semaines cette nouvelle copie fera son retour au Sénat, où la droite sénatoriale, majoritaire, et opposée dans son ensemble à la création d’un droit à mourir, devrait modifier en profondeur les articles élaborés par les députés.