Les députés voteront ce mardi pour la troisième et dernière fois la loi "fin de vie", qui prévoit notamment de légaliser le suicide assisté. A 24 heures du vote, les opposants au projet de loi se mobilisent pour convaincre les députés encore hésitants.
L’Assemblée nationale se prononce mardi pour la troisième et dernière fois sur la loi “fin de vie”, qui prévoit notamment de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Une avant-dernière étape parlementaire avant un vote solennel des députés prévu le 15 juillet. A l'Assemblée comme dans la rue, les opposants veulent se mobiliser jusqu'au bout.
Ce dimanche, 5.000 personnes se sont ainsi rassemblées à Paris pour dire leur hostilité à la création d’une aide à mourir. Des médecins, chef de service en soins palliatifs, psychologues ou directeurs d’Ehpad, alertent sur ce qu’ils décrivent comme étant "un basculement de civilisation".
Convaincre ceux qui hésitent encore
Un rassemblement organisé à l’issue d’une nouvelle semaine de discussion au Palais Bourbon où les opposants au texte ont jeté leurs dernières forces dans la bataille. Le député LR Thibault Bazin dit sortir des débats "avec un certain vertige", estimant les critères pour prétendre à l’aide à mourir "pas assez stricts" et la procédure "pas assez encadrée".
Un discours qui vise à convaincre la centaine de députés encore hésitants à 24 heures du vote. Lors du dernier vote à l’Assemblée au mois de février, 299 députés avaient voté pour le texte, un chiffre en baisse par rapport aux précédents scrutins sur le sujet. D’où le mince espoir pour ces parlementaires de voir la proposition de loi rejetée demain.