Fermetures de bâtiments pour les journées du patrimoine : "Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité dans l'usage de la violence"

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La députée LREM Olivia Grégoire a dénoncé jeudi sur Europe 1 le manque de tenue du leader de gauche lors de son procès, estimant que ses propos "extrêmement durs" à l'égard notamment de la justice et des forces de l'ordre participaient d'un climat général de violence.
INTERVIEW

Le lien entre Jean-Luc Mélenchon et les journées du patrimoine n'était peut-être pas évident pour tout le monde. La députée de la majorité Olivia Grégoire s'est chargée de le tracer, jeudi, sur Europe 1. Interrogée sur la fermeture de certains bâtiments pour les journées du patrimoine en raison de potentielles violences liées à un énième "acte" des "gilets jaunes", l'élue s'en est émue.

"Quand des personnages de premier plan donnent ce type d'exemple, c'est problématique"

"Oui, on est obligés de fermer car il y a des signaux de violence possible. Le ministère de l'Intérieur fait bien d'être dans la prévention", a-t-elle déclaré. "J'espère que l'année prochaine ce sera plus cool et ce sera ouvert." Dénonçant un climat général propice à la violence, la députée a ensuite chargé Jean-Luc Mélenchon, dont le procès pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation", qui fait suite à la perquisition musclée du siège de la France insoumise en octobre dernier, s'est ouvert jeudi

"On a quand même dans notre société beaucoup de violences. [Jeudi], on a vu aussi un personnage politique de premier plan avoir des mots extrêmement durs, parler de complot", a dénoncé Olivia Grégoire. "Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité dans l'usage de la violence verbale et au plan politique. Nous sommes dans une société aujourd'hui en France où, quand des personnages de premier plan donnent ce type d'exemple, c'est problématique. Notamment pour les plus jeunes d'entre nous. On est des élus, on représente quelque chose."

Et Olivia Grégoire d'enfoncer le clou : "La violence n'est pas condamnée parfaitement de tous les côtés des partis politiques." Ce qui, selon elle, participe de la "résurgence de black-blocs, de personnages très violents".