Européennes : LREM et le RN en tête avec ou sans "gilets jaunes", selon un sondage

  • A
  • A
La République en marche et le RN font la course en tête dans les sondages pour les élections européennes.
La République en marche et le RN font la course en tête dans les sondages pour les élections européennes. © SEBASTIEN BOZON / AFP
Partagez sur :
Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria, la liste LREM (alliée au MoDem) devancerait le RN de 3,5 points. La liste "gilets jaunes" serait créditée de 4,5%, si le scrutin avait lieu dimanche. 

La République en Marche (23%) et le Rassemblement national (19,5% à 21%) sont nettement en tête des intentions de vote aux élections européennes, avec ou sans liste "gilets jaunes", selon un sondage Ipsos-Sopra Steria diffusé lundi.

LR reste bas avec 12%. Avec 23% d'intentions de vote, la liste LREM (alliée au MoDem) devancerait le RN de 3,5 points avec une liste "gilets jaunes" créditée de 4,5%, si le scrutin avait lieu dimanche. Mais cet écart ne serait que de 2 points (LREM 23%, RN 21%) en l'absence d'une telle liste, selon cette enquête pour le Cevipof (Sciences Po), Le Monde et la fondation Jean Jaurès.

Avec une liste "Gilets jaunes", le parti Les Républicains recueille 12% d'intentions de vote, les listes EELV et La France insoumise 8% chacune, devant celle de Debout la France à 6%. Le Parti socialiste et Générations obtiennent 5% chacune, la liste UDI 2,5%, celle du PCF 2%. Résistons de Jean Lassalle est crédité de 1,5%, les Patriotes et le NPA de 1% d'intentions de vote.

Un Français sur deux n'a pas de choix définitif. Si trois Français sur quatre (74%) se disent intéressés par le scrutin européen, ils ne sont que 42% à être "certains d'aller voter", soit la même proportion que la participation effective (42%) aux européennes de 2014. Un sur deux seulement (52%) considère son choix définitif. Le vote de près de six personnes sur dix (58%) serait d'abord déterminé par des "questions nationales", celui de 42% par des "questions européennes".

Près de trois Français sur quatre (73%) se disent enfin globalement "favorables au projet européen" : 15% favorables "tel qu'il est actuellement mis en place" et 58% "mais pas tel qu'il est actuellement mis en place". 27% s'y disent "défavorables". Si un référendum devait avoir lieu à l'issue du "grand débat" pour sortir de la crise sociale, 32% seulement estiment qu'il devrait être organisé le même jour que les européennes, le 26 mai, contre 68% pour lesquels il faudrait "un autre moment".

Enquête réalisée en ligne du 15 au 21 février auprès de 10.002 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,3 à 1 point.