Enseignant décapité : Marine Le Pen demande une commission d'enquête parlementaire

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Marine Le Pen réclame une "législation de guerre" contre l'islamisme radical. © Thomas SAMSON / AFP
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Lors d'une allocution depuis le siège du Rassemblement national, à Nanterre, Marine Le Pen a demandé la mise en place d'une commission d'enquête. La dirigeante d'extrême droite cherche à savoir si Samuel Paty a "pu être abandonné par sa hiérarchie, livré à la vindicte de fanatiques religieux" et "laissé sans protection par l'État".

Marine Le Pen a demandé lundi la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire pour "faire la lumière sur les responsabilités" dans la décapitation d'un enseignant vendredi qui avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. "Pour faire la lumière sur ces faits et sur les responsabilités, je demande la mise en oeuvre immédiate d'une commission d'enquête", a déclaré la présidente du Rassemblement national dans une allocution solennelle au siège de son parti à Nanterre.

La candidate à la présidentielle et députée du Pas-de-Calais veut "comprendre si, et dans quelles conditions, ce professeur consciencieux, a pu être abandonné par sa hiérarchie, livré à la vindicte de fanatiques religieux, par certains de ses propres collègues, et laissé sans protection par l'État".

"Défaillances administratives"

"Ces comportements indignes qui rendent ces personnes complices du lynchage qu'il a subi, et peut-être même de son assassinat, ne doivent plus pouvoir se reproduire", a estimé Marine Le Pen, qui demande que "de nombreux établissements scolaires puissent porter (le) nom" de l'enseignant, Samuel Paty.

"Il faudra aussi comprendre les défaillances administratives et la responsabilité personnelle éventuelle des agents de l'État ou de services qui ont permis l'admission en France de l'assassin et de sa famille", a ajouté la dirigeante d'extrême droite, qui réclame une "législation de guerre" contre l'islamisme radical et un "moratoire immédiat sur l'immigration".