Le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, a exprimé mardi ses craintes que les commerçants ne basculent dans l'autodéfense lors des prochaines manifestations, après avoir entendu des restaurateurs prêts à défendre eux-mêmes leur établissement samedi pour éviter qu'il ne soit pillé.
"Si l'État ne parvient pas à protéger les Français, malgré la somme astronomique de la dépense publique, mais aussi des impôts, certains d'entre eux auront la tentation de se défendre par eux-mêmes", a prévenu le président de LR lors d'une visite de boutiques vandalisées dans le VIIIe arrondissement de Paris.
L'ancien ministre de l'Intérieur, qui s'est rendu auprès des commerçants pillés comme son rival du bloc central Édouard Philippe plus tôt dans la journée, a aussitôt rappelé que l'État a "le monopole de la violence légitime" et prévenu que "ce serait terrible" si les commerçants prenaient la décision de se défendre eux-mêmes.
Des déclarations émises après avoir écouté un couple de restaurateurs, ayant souhaité rester anonymes, raconter qu'ils se tenaient prêts à défendre samedi leur commerce contre un éventuel pillage.
"Si le rideau de fer est levé, on a des couteaux", a affirmé la restauratrice. "Et pas que...", a enchaîné son époux avant d'ajouter : "Personne ne détruira ce que nous avons bâti".
"Il ne faut surtout pas faire ça", a répondu Bruno Retailleau, dénonçant la "défaillance" d'un État qui "ne protège pas ce que j'appelle la France des honnêtes gens", après avoir entendu un voisin du quartier déplorer que les forces de l'ordre aient "tardé trois heures" à intervenir samedi contre les pilleurs.
La préfecture de police de Paris (PP) a pris mardi plusieurs arrêtés interdisant le transport de carburant et de gaz inflammable dans des récipients individuels jusqu'à jeudi compris, pour prévenir tout débordement et violence en marge du mouvement social, selon un arrêté de la PP.
L'arrêté s'applique dans toute l'agglomération parisienne (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) et est accompagné de deux autres pour la même période et sur le même périmètre : l'un interdisant le port d'équipements de protection dans un rayon de 100 mètres autour des lycées et des établissements d'enseignement supérieur; l'autre interdisant l'acquisition et la détention d'articles pyrotechniques.
Le préfet de police, Patrice Faure, a pris un troisième arrêté interdisant le port et le transport, "sans motif légitime, d'armes et d'objets pouvant constituer une arme". L'arrêté concerne le même périmètre et s'applique jusqu'à jeudi inclus.
La PP justifie ces décisions dans le contexte "d'un mouvement social d'une ampleur et d'une violence croissantes" accompagné d'incidents, de "dégradations de biens publics et d'incendies", notamment jusqu'aux "émeutes survenues dans la capitale lors de la journée de mobilisation du 17 octobre (qui se sont) poursuivies le lendemain dimanche 18 octobre".
Un nouveau couvre-feu a été instauré à Paris, autour de la place de la République et des Halles, de mardi 23H00 jusqu'à mercredi 06H00, après les violences du week-end, selon un arrêté de la préfecture de police.
Un autre arrêté interdit "tout rassemblement non déclaré" de mardi 20H00 à mercredi 06H00 dans certains secteurs de Paris.
A la demande de la préfecture de police (PP) et par mesures de sécurité, certaines stations de métro sont également fermées, dès 22h00, précise la RATP : République, Châtelet-les Halles et les Halles.
"Les trains circulent sans marquer l'arrêt et les correspondances ne sont pas assurées", explique la régie.
Un couvre-feu avait déjà été instauré pour la nuit de lundi à mardi, interdisant "strictement toute présence" au niveau "de la place de la République et du secteur des Halles", touchés ce week-end par des pillages.
Grâce à ce couvre-feu, estime la PP, "la paix publique" a été "restaurée". "La mesure se poursuit aujourd'hui et aussi longtemps que cela sera nécessaire. Il n'y aura jamais de conditionnel aux mesures permettant la protection des biens et des personnes", assure la préfecture sur son compte X.
🌙 La nuit dernière, suite au couvre-feu mis en place dans certains secteurs de la capitale sur arrêté du @prefetpolice, la paix publique était restaurée. La mesure se poursuit aujourd'hui et aussi longtemps que cela sera nécessaire. Il n'y aura jamais de conditionnel aux mesures permettant la protection des biens et des personnes.
— Préfecture de Police (@prefpolice) October 20, 2026
Le préfet du Rhône a reconduit le couvre-feu dans l'hyper-centre de Lyon, à partir de mardi 21H00 jusqu'à 06H00 mercredi, estimant que cette mesure ciblée avait "contribué au calme", a annoncé la préfecture.
En réponse aux violences et pillages commis samedi dans les rues du centre-ville commerçant, un premier couvre-feu avait été instauré dans la nuit de lundi à mardi. Le préfet Étienne Guyot a décidé de renouveler la mesure, tout comme l'interdiction des attroupements de 16H00 à 21H00, selon un communiqué.
"Aucun trouble à l'ordre public n'a été constaté", lors du premier couvre-feu, souligne la préfecture, qui précise que la décision a été prise après échanges avec le maire écologiste de Lyon et des représentants des commerçants et des restaurateurs.
Ce choix "permet d'apporter une réponse qui allie à la fois une sécurisation et une protection rassurante et efficace pour les commerçants et les habitants de la Presqu'île tout en permettant la poursuite des activités des services et des commerces en soirée", avance la préfecture.
Le couvre-feu est instauré dans un périmètre où plus de 150 boutiques ont été vandalisées, dont certaines partiellement ou entièrement pillées samedi en marge du mouvement contre "la vie chère" qui a rassemblé 20.000 personnes.
Le périmètre concerné comprend l'emblématique Place Bellecour, où les manifestants s'étaient rassemblés samedi et une antenne de l'office de tourisme a été incendiée et détruite.
Sébastien Lecornu a dénoncé mardi, à propos des violences commises en marge des manifestations de samedi, "la planification, en certains endroits, d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultragauche" et démenti, face aux accusations de LFI, que la police puisse se livrer "à du renseignement politique".
"On ne tolère pas que des groupuscules factieux puissent marcher sur l'Élysée, sur Matignon", a ajouté le Premier ministre devant l'Assemblée nationale lors de la séance des questions au gouvernement. Il a démenti par ailleurs que la police "se livre à du renseignement politique" comme suggéré par le média en ligne Mediapart, et comme l'a relayé La France insoumise. "C'est faux" et "il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions", a-t-il dit.
Le dispositif policier pour les nouvelles manifestations prévues samedi "sera massif", a annoncé Sébastien Lecornu mardi devant l'Assemblée nationale, reconnaissant un dispositif "trop statique et pas assez mobile" le 17 octobre lors d'une journée émaillée de très nombreuses violences en France.
"Le ministre de l'Intérieur a déjà donné des instructions aux préfectures. Le dispositif de samedi prochain sera massif", a déclaré le Premier ministre en réponse au président du groupe MoDem, Marc Fesneau.
"Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 24 octobre où la doctrine (...) sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité, pour aller percuter, impacter ces groupes qui dispersent les forces de l'ordre de manière (...) extrêmement planifiée", a ajouté le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, répondant à une question de la députée RN Laure Lavalette.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a reproché mardi aux Insoumis d'avoir "jeté de l"huile sur le feu" en l'accusant "de manipuler les services de renseignements pour les diriger contre La France insoumise" lors des événements violents du week-end.
"C'est faux, monsieur le député, les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques", a lancé Laurent Nuñez au coordinateur de LFI Manuel Bompard lors de la séance des questions au gouvernement.
"Jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France Info, d'écrire sur La France insoumise (...) C'est votre diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu, il y a eu de graves incidents et vous avez une part de responsabilité (...) Le trait d'union entre la France insoumise et certains groupuscules, il est réel", a poursuivi le ministre de l'Intérieur à l'Assemblée nationale.
La nuit dernière a été plutôt calme dans les grandes villes de France. À Paris, dans les environs de la place de la République et dans les Halles, la circulation a été interdite de 23h à 6h. Toute la nuit sur la place de la République, des policiers, une dizaine de camions de CRS et un hélicoptère dans le ciel pendant de longues minutes.
Un dispositif XXL très rassurant pour Sylvie, qui travaille dans une épicerie italienne depuis 41 ans : "On a été rassurés quand même. Je trouve que c'est une bonne chose. On s'est dit 'bon demain matin quand on va revenir, ça va être tranquille'. Il faut qu'il y ait de fortes mesures pour dissuader parce qu'on se sent en danger. Il faudra que ça dure le temps que ça dure".
Mais certains habitants restent dubitatifs sur les résultats du couvre-feu, à l'image de Martine : "C'était une bonne mesure pour contrôler la situation à l'instant T. Mais ensuite je ne sais pas". Dans une rue à proximité de la place de la République, même constat pour ce gérant d'hôtel dont les vitres ont été brisées ce week-end.
"Le couvre-feu, il concerne uniquement le terre-plein central de la République, donc effectivement tout autour, on peut toujours déambuler quelle que soit l'heure et éventuellement se réunir". Depuis la levée du couvre-feu ce mardi matin, les équipes de nettoyage de la ville s'activent autour de la statue sous les yeux ébahis des touristes et habitants qui constatent les dégâts.
Si la réponse pénale aux violences liées au 17 octobre n'est pas "extrêmement ferme", alors "les commerçants et les habitants feront justice eux-mêmes", a justifié mardi le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, lors d'un déplacement à Lille.
"On est à peu près à 150 incarcérations" actuellement, "et ça continue puisque les gardes à vue se finissent et il y a plus de 800 personnes qui sont déférées devant un tribunal" pour pouvoir être jugées, a ajouté le ministre.
Des personnes "qui n'ont aucun casier judiciaire et qui se retrouvent en prison (...), c'est extrêmement rare, voire ça n'est jamais arrivé pour des atteintes aux biens", a insisté M. Darmanin.
Il a notamment cité l'exemple de "trois indivius qui avaient pillé le magasin Micromania" le 17 octobre à Lille, âgés de 20 à 25 ans, qui ont été condamnés lundi à "10 mois de prison ferme chacun avec mandat de dépôt, alors qu'ils n'étaient pas connus des services de police et de justice".
Le gouvernement a donné des instructions au fisc et à l'Urssaf pour permettre un "étalement simplifié des charges fiscales et sociales" des commerçants sinistrés par les attaques et les pillages de ce week-end, a annoncé mardi le ministre des Comptes publics David Amiel.
"J'ai également demandé" au fisc "d'accélérer le remboursement des créances fiscales (...) pour soutenir la trésorerie des commerçants qui ont été durement touchés par ce qui s'est passé ce week-end", a précisé David Amiel à l'issue d'un d'un "conseil des entreprises exceptionnel" à Bercy.
Le gouvernement va mettre en place "à partir de vendredi" un prêt à taux zéro jusqu'à "50.000 euros", opéré par Bpifrance, "pour tous les commerces sinistrés" après les violences et les pillages ce week-end, a annoncé mardi le ministre de l'Economie Roland Lescure.
Ces prêts serviront à soulager la trésorerie des commerçants, qui n'auront qu'à déclarer un sinistre auprès de leur assurance pour avoir "droit à ce prêt de trésorerie", a précisé Roland Lescure à l'issue d'un "conseil des entreprises exceptionnel" à Bercy.
Un couvre-feu localisé pour les mineurs va être instauré dans certains quartiers de Marseille, notamment dans l'hyper-centre, à partir de 22H00 ce mardi et au moins jusqu'à vendredi inclus, a appris l'AFP d'une source proche du dossier.
Les détails de ce couvre-feu visant à éviter de nouvelles violences à Marseille après celles survenues lors de la journée de mobilisation du 17 octobre ne seront donnés qu'en milieu d'après-midi par la préfecture des Bouches-du-Rhône, a ajouté cette source, confirmant une information initiale du Figaro.
Les groupes politiques de l'Assemblée nationale se sont accordés mardi sur l'opportunité de lancer une commission d'enquête sur les violences et scènes de pillages en marge des manifestations du weekend, principalement le 17 octobre, mais aussi sur le dispositif de maintien de l'ordre déployé.
La création d'une telle instance avait été proposée par la présidente de l'Assemblée nationale dimanche. Mardi, la conférence des présidents, réunissant notamment les chefs de groupe, a opté pour que la commission des lois lance une procédure pour se transformer en commission d'enquête sur ce sujet.
La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon a estimé mardi sur France Inter que l'exécutif "paie cash dix ans de verticalité" du pouvoir à travers les violences en marge des manifestations du 17 octobre, et appelé à de "vraies réponses sociales" sur les revendications exprimées.
"Il y a une colère, il y a une envie d'être considéré, il y a une envie d'être écouté, respecté. Là, on paie cash dix ans de verticalité. Il faut pouvoir avoir les vraies réponses sociales", a déclaré Marylise Léon, alors que les syndicats appellent depuis début octobre à faire grève et manifester le 5 novembre pour les salaires et les services publics.
Les syndicats doivent être reçus à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu mercredi matin. Marylise Léon a dit souhaiter que cette réunion ne soit pas seulement l'occasion de donner aux syndicats "une leçon de responsabilité" et de parler de l'organisation de la journée du 5 novembre mais d'évoquer le "fond".
La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet ne veut pas que les revendications des lycéens et des manifestants soient "éclipsées" par la question du maintien de l'ordre et a appelé mardi à ne pas avoir "qu'un regard franco-français" sur les violences.
"Il ne faudrait pas que ces questions très légitimes, et c'est la raison pour laquelle je veux une commission d'enquête parlementaire sur le maintien de l'ordre, éclipsent la question budgétaire et les revendications des manifestants extrêmement importantes", a déclaré Mme Braun-Pivet (Renaissance) sur France Inter.
"On a eu des centaines de milliers de nos compatriotes qui ont manifesté pacifiquement ce week-end dans toute la France et donc il faut leur apporter des réponses", a ajouté la macroniste.
"Il y a l'immobilier (scolaire), il y a les profs absents, il y a Parcoursup, il y a l'orientation. Eh bien, tout ça, il faut le traiter. Il ne faut pas oublier non plus les questions de pouvoir d'achat", a t-elle estimé.
La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a décidé "jusqu'à nouvel ordre" de ne plus desservir en soirée certains arrêts de bus et de tramway après les violences survenues durant le weekend du 17 octobre, dont l'agression d'un chauffeur de bus.
Le dispositif, mis en place lundi, instaure "des déviations de bus dès 17h et des coupures de tramway dès 20h", indique la CTS sur son site internet. Ces mesures visent essentiellement les quartiers périphériques, notamment celui de Hautepierre, où un chauffeur de bus a été frappé dimanche soir.
Les faits se sont déroulés vers 22h, quand des individus ont forcé le chauffeur, qui stationnait à un arrêt, à sortir de sa cabine, selon la préfecture.
Ils ont tiré des feux d'artifice à l'intérieur du bus, déclenchant un début d'incendie, que le chauffeur, légèrement blessé, a pu éteindre à l'aide d'un extincteur. Les agresseurs se sont enfuis à l'arrivée des forces de l'ordre.
Les sites de revente entre particuliers comme Vinted, Leboncoin ou eBay, sur lesquels "un nombre important d'articles volés ont été identifiés" se sont engagés à collaborer avec les autorités nationales pour "identifier et signaler" ces contenus, a annoncé mardi le gouvernement.
Au lendemain des pillages de commerces lors des manifestations du 17 octobre, des annonces suspectes ont fleuri sur ces plateformes, poussant le gouvernement à les convoquer pour faire cesser ces infractions.
Vinted, Amazon, eBay, Leboncoin, Meta, TikTok, mais aussi l'Alliance française des places de marché et la Fédération de l'e-commerce (Fevad) se sont réunies lundi soir avec le ministre du Commerce Serge Papin et la ministre déléguée chargée du Numérique Anne Le Hénanff.les sites de revente s'engagent à collaborer avec les autorités
Un homme a été interpellé mardi matin en Haute-Vienne dans l'enquête sur l'incendie volontaire de la mairie de Limoges, a appris l'AFP auprès du parquet et d'une source proche du dossier, selon laquelle ce quadragénaire est connu pour son appartenance à l'ultragauche.
Cette "personne suspectée dans les faits d'incendie" de l'hôtel de ville lors des violences survenues en marge de la mobilisation nationale de samedi a été interpellée à Val d'Issoire avec l'assistance de l'antenne bordelaise du RAID, unité d'élite de la police nationale, a précisé le parquet de Limoges.
La Sous-direction anti-terroriste (SDAT) a été saisie, a déclaré à l'AFP une source proche du dossier.
Vingt-cinq personnes ont été interpellées et sont déférées ce mardi matin après l'attaque du bâtiment qui abrite les rédactions de CNews, Europe 1 et du JDD samedi, a annoncé le ministre de la Justice. Invité de Laurence Ferrari, Gérald Darmanin a réaffirmé que "la liberté de la presse doit être garantie pour tout le monde, et aucune personne qui travaille dans une rédaction, quel que soit son orientation ou le parti pris éditorial, ne doit être menacée".
"Les 25 personnes interpellées sont déférées en ce moment même devant un juge puisqu'une information judiciaire est ouverte, et j'espère que beaucoup d'entre eux connaitront des mises en examen, des détentions provisoires et des condamnations extrêmement fermes", a-t-il souligné. "CNews comme toutes les rédactions doivent être intégralement protégées", a-t-il conclu.
Invité de la Grande interview d'Europe 1-CNews, le garde des Sceaux est revenu sur la possibilité de mettre en place un état d'urgence dans le pays, après les émeutes et pillages qui ont touché plusieurs villes le week-end dernier. "On n'a pas besoin de l'état d'urgence, on n'a pas besoin de priver tous les Français de leurs libertés individuelles parce qu'on a quelques milliers de délinquants et d'emmerdeurs", affirme le ministre de la Justice.
"Il faut beaucoup de fermeté et beaucoup de démonstration de force et que la Justice réforme ce qu'elle est aujourd'hui", souligne Gérald Darmanin.
Invité ce mardi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé que 123 personnes sont incarcérées ce matin dans le cadre des émeutes de ce week-end. "123 personnes sont incarcérées, soit en détention provisoire, soit suite à un mandat de dépôt", précise-t-il.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé mardi que les couvre-feux entrés en vigueur la veille dans plusieurs villes avaient "contribué au calme de la nuit", annonçant que de nouveaux seraient décidés pour la soirée "là où la situation le nécessite".
"Ces décisions seront prises sur le terrain, par les préfets, en lien avec les maires", a-t-il écrit sur X.
C'est la première mesure concrète annoncée pour stopper la flambée de violence dans le pays. Depuis ce lundi soir, des couvre-feux ont été mis en place dans plusieurs villes de France et de plusieurs quartiers de grandes villes, comme Lyon, Paris ou encore Lille.
La capitale des Flandres se réveille ce mardi matin avec le souvenir des violences de ce week-end. Alors, toute la nuit, des policiers ont patrouillé et ont contrôlé plusieurs individus. Ici, le couvre-feu ne concerne que les mineurs. "Ce qu'il s'est passé à Lille, c'était quand même bordel, donc c'est normal" de mettre en place ce genre de mesures, souligne un jeune majeur contrôlé par quatre CRS. Retrouvez notre article ici.
Des touristes se sont retrouvés pris au cœur des violences qui ont secoué Paris ce week-end. Face aux scènes de chaos et de dégradations, beaucoup sont sous le choc.
Ellie, une jeune Américaine, est arrivée à Paris samedi soir, au moment où les violences éclataient. Apeurée, elle a préféré se confiner dans son hôtel. "C'était un peu effrayant, j'avais peur de quitter l'hôtel, je ne voulais pas qu'on se retrouve bloqués dans ces émeutes”, confie-t-elle.
C'est ce qui est arrivé à Mitchelle et à ses amis, qui visitaient la capitale à bord d'un bus. "Il y avait une barricade face à notre bus, le chauffeur est sorti et l'a déplacée, c’était effrayant", raconte-t-elle. Retrouvez notre article.