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En directMoyen-Orient, Ukraine, carburants, Lyhanna... Ce qu'il faut retenir de la prise de parole d'Emmanuel Macron

Ukraine, Moyen-Orient, Donald Trump : suivez la prise de d'Emmanuel Macron au lendemain de la clôture du G7 [Dominika Zarzycka / NurPhoto / NurPhoto via AFP]
Pendant trois jours cette semaine, Évian a accueilli le sommet du G7. Trois jours de rencontres diplomatiques entre les plus grandes puissances de la planète. Un sommet qui a permis de faire bouger les lignes, notamment en ce qui concerne la guerre en Ukraine ou au Moyen-Orient. Ce jeudi soir, Emmanuel Macron était l'invité de l'émission "L'Événement" sur France 2 pour revenir sur ce G7.
Sur les violences sexuelles sur les mineurs, le chef de l’Etat assure qu’il n’a “jamais été dans l’inaction”

Emmanuel Macron revient sur l'actualité nationale et notamment le drame de Lyhanna. Au sujet des violences sexuelles sur les mineurs, le chef de l’État assure qu’il n’a “jamais été dans l’inaction”. Il y avait un "continent caché" de violences sexuelles, y compris sur des enfants, comme dans l'affaire de la jeune Lyhanna, et '"on a libéré la parole" à ce sujet.

Indiquant que “trois fois plus de gens sont aujourd’hui détenus pour des violences sexuelles ou sexistes" qu’à son arrivée, ce dernier rappelle qu’un “travail continu” a été mené ces dernières années. Et ce malgré les polémiques ayant suivi l’affaire Lyhanna.

Emmanuel Macron appelle également les responsables politiques à mener d’éventuels textes de loi destinés à protéger les enfants “avec le calme et la méthode qui permettent d’être efficaces". "On ne doit jamais s'habituer, on doit toujours s'indigner. Mais cette indignation ne doit pas signifier l'impuissance et elle ne doit pas signifier la vindicte".
 

"Notre modèle social doit continuer d'être réformé"

À un an de la fin de son second quinquennat, Emmanuel Macron a fait un petit bilan de son action à la tête de l'État. Il estime que la France "a des armées plus fortes", "une diplomatie plus forte et plus claire", "une croissance consolidée supérieure à celles de l'Allemagne et de l'Italie". 

"La France depuis sept ans recommence à réindustrialiser. Et même dans les temps difficiles, nous avons créé plus d'entreprises que nous en avons détruites. La France est leader de l'IA en Europe, la France est un leader énergétique en Europe". 

Il reconnaît une difficulté : "nos finances publiques" : "Notre modèle social doit continuer d'être réformé. Ce sera la tâche de ceux qui viendront après. Dans le pays qui consacre la plus grande part de son PIB à la dépense publique, si on ne remet pas de l'efficacité et si on ne réforme pas ce modèle, on ne pourra pas avoir une puissance durable". 

Emmanuel Macron se réjouit du "réveil américain" sur la régulation de l'IA

Toujours sur l'intelligence artificielle, Emmanuel Macron se réjouit du "réveil américain" concernant une régulation sur l'IA : "Si c'est dangereux, partagez-le avec vos alliés. Dans les prochains jours, on va trouver des accords pour que ces modèles soient partagés avec les autorités gouvernementales qui s'occupent de la cybersécurité". 

 

Emmanuel Macron appelle à une "grande vigilance" car "ce sont des jours difficiles"

Emmanuel Macron a appelé jeudi les Français à une "grande vigilance" face à la canicule qui s'installe pour plusieurs jours dans le pays "parce que ce sont des jours difficiles qu'on va vivre".

"Je veux vraiment inciter tous nos compatriotes qui nous écoutent à la grande vigilance, à la précaution, à prendre soin des plus âgés, des plus vulnérables comme des enfants et à bien suivre toutes les préconisations du gouvernement", a déclaré le président de la République sur France 2. "Parce que ce sont des jours difficiles qu'on est en train de vivre et donc il faut beaucoup se ménager et écouter les conseils".

Le climat fait partie des sujets "sur lesquels on ne sera pas d'accord" avec le président américain Donald Trump, a-t-il ajouté, ainsi que l'égalité femmes-hommes et "le rapport au droit international".

On est le pays qui a créé le plus d'emplois en matière d'IA en Europe"

Concernant la relation entre la France et les États-Unis, les deux chefs d'État ont discuté des questions commerciales et notamment des droits de douane sur les vins français : "On a décidé d'ouvrir un travail avec l'administration américaine. On a apaisé les choses. On va clarifier les choses". 

Emmanuel Macron pointe "une accélération de l'intelligence artificielle" et reconnaît lui-même utiliser l'IA mais l'IA française, Mistral : "On est le pays qui a créé le plus d'emplois en matière d'IA en Europe. On est le pays qui a créé le plus de startups. On est le pays qui a le plus investi dans la matière". 

Le président affirme que la France et le Canada sont les deux seuls pays à concurrencer les deux géants que sont les États-Unis et la Chine : "On a mis des milliards dans l'IA. Il faut mobiliser de l'argent privé. On va mettre 15 milliards d'euros. On a constitué des fonds privés qui vont dans l'IA. Aujourd'hui, l'Europe ne met pas assez d'argent dans l'IA". 

"L'Ukraine résiste avec vaillance"

Selon Emmanuel Macron, l'Ukraine "résiste avec une vaillance, une capacité d'innovation et de production militaire qui a stupéfait tout le monde". Le chef de l'État rappelle que lors de ce G7 à Évian, il y a "eu une volonté de tous de coopérer sur tous les grands sujets", une chose qui peut être utile également "pour Donald Trump". 

Le président estime que son homologue américain pensait que l'Ukraine allait tomber prochainement, mais que l'implication des Européens pour soutenir Kiev, avec la coalition des volontaires pour bâtir les garanties de sécurité, l'ont fait changer d'avis. 

"Je suis convaincu que le président Trump va mettre plus d'engagement pour qu'on puisse collectivement aider l'Ukraine dans cet effort de guerre, à la fois pour se défendre mais également pour mettre plus de pression sur la Russie, sur son économie et la faire revenir à la table des négociations, pour construire une paix durable". 

 

Emmanuel Macron estime qu'il est "trop tôt" pour connaître le coût de la guerre sur l'économie française

Emmanuel Macron estime qu'il est "trop tôt" pour savoir le coût réel de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie française : "Économiquement parlant, c'est une bonne chose d'arrêter la guerre. La France résiste beaucoup mieux que les économies voisines". 

 

“Les prix à la pompe vont progressivement baisser”

Après la signature de l'accord concernant la guerre au Moyen-Orient, "les prix à la pompe vont progressivement baisser. Maintenant, il faut que ça se stabilise", précise le chef de l'État.

"Il faut apprendre de ce qu’il s’est passé", ajoute-t-il, raison pour laquelle il indique que la communauté internationale va se mobiliser, pour "faire financer des voies alternatives et permettre au pétrole et au gaz de sortir de l’autre côté du détroit d'Ormuz, pour être en capacité d'arriver jusqu'en Europe". Objectif affiché : diversifier les infrastructures énergétiques pour "moins dépendre d’Ormuz".
 

Aider l'armée libanaise "à reprendre le contrôle de son territoire"

Concernant le Liban, Emmanuel Macron veut "rapidement mobiliser la communauté internationale" pour aider l'armée libanaise "à reprendre le contrôle de son territoire". Autre chose importante, il faut "un cessez-le-feu au Liban" : "Ça vaut pour le Hezbollah, le Liban et Israël. La pression doit être mise sur tout le monde". 

La France "va travailler avec les États-Unis, avec le Liban et Israël pour construire la reprise en main du territoire, la reprise en main des armées du Hezbollah pour les forces armées libanaises". "On est au début d'un processus", ajoute Emmanuel Macron. 

"Oui on a raison de se féliciter" de cet accord, estime Emmanuel Macron

Concernant les mesures qui doivent être mises en place avec l'accord de paix, Emmanuel Macron estime que la coalition occidentale "peut envoyer nos chasseurs et nos frégates en 24h", même si pour le moment, "c'est en train de se faire sans qu'il y en ait le besoin". 

Le chef de l'État affirme que l'on "va aider techniquement à rouvrir" le détroit d'Ormuz. "Dans le moment où on est, oui on a raison de se féliciter" de cet accord. "Il faut faire les choses avec méthode". 

 

"On a un Iran militairement affaibli", estime Emmanuel Macron

Emmanuel Macron revient sur les objectifs de la guerre qui a touché le Moyen-Orient. Il estime que beaucoup des capacités nucléaires de l'Iran ont été détruites. "Le deuxième objectif aurait pu être de dire qu'on va détruire les capacités balistiques. C'est ce qui a à peu près été fait". 

Le chef de l'État estime qu'on "ne peut pas avoir de changement de régime avec des bombardements". Selon lui, plusieurs personnalités politiques ou puissances dans la région poussaient les États-Unis "à aller beaucoup plus loin". 

Emmanuel Macron estime qu'un changement de régime ne peut s'obtenir que "par les peuples eux-mêmes" et "sinon par des opérations terrestres massives". Aujourd'hui, "on a un Iran militairement affaibli, une population qui a beaucoup souffert, qui était contre son régime. Toute la région avait besoin qu'on remette la paix". 

Emmanuel Macron ne croit pas "que la guerre soit totalement terminée"

La signature du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, par Donald Trump à Versailles ce mercredi, s'est faite "de manière spontanée" selon Emmanuel Macron. Il estime que l'on ne peut pas encore dire "que la guerre est totalement terminée". 

La position de la France est de dire "que l'Iran ne doit pas avoir la bombe nucléaire" : "On a dit qu'on ne participerait pas à cette guerre. Je pense que c'est une bonne chose, cet accord. Il permet un cessez-le-feu, la réouverture du détroit d'Ormuz. Ce qui a un impact sur nos économies. Troisième chose, pendant 60 jours, le Liban retrouve la paix. Et à l'issue des 60 jours, on voit ce que l'on fait sur le nucléaire, si l'Iran est moins dangereuse". 

Cet accord permettra au Liban "de reprendre la main sur son territoire, de rouvrir les routes importantes pour nos économies et de commencer les négociations". Selon Emmanuel Macron, "on entre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération et du dialogue". 

Bonsoir à tous !

Au lendemain de la clôture du sommet du G7, qui a réuni les plus grandes puissances de la planète à Évian cette semaine, Emmanuel Macron est l'invité de l'émission "L'Évènement" sur France 3. 

Le chef de l'État reviendra notamment sur le bilan de ce sommet diplomatique et sur la situation internationale, avec la signature du protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran ou la guerre en Ukraine.