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Emmanuel Macron et Friedrich Merz main dans la main pour verrouiller les dossiers en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle

[ROLF VENNENBERND / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP]

Paris et Berlin vont-ils accélérer la mise en œuvre de projets stratégiques avant l’élection présidentielle de 2027 ? La question plane au-dessus du Conseil des ministres franco-allemand organisé aujourd’hui à Brühl en Allemagne, tant l’élection de Marine Le Pen est redoutée de part et d’autre du Rhin. 

Entre Paris et Berlin, la relation est loin d’être idyllique, mais Emmanuel Macron et Friedrich Merz espèrent sauver ce qui peut encore l’être. Car la perspective d’une arrivée au pouvoir de Marine Le Pen en France inquiète les deux dirigeants.

La candidate du RN à la présidentielle s’est en effet opposée à l’extension de la dissuasion nucléaire française voulue par le chef de l’État, et n’a jamais caché son scepticisme face au SCAF, le projet d’avion de combat entre les deux pays, enterré par le chancelier allemand le mois dernier.

Des risques de rupture sur les projets franco-allemands

En matière de défense, Marine Le Pen souhaite par ailleurs sortir la France du commandement intégré de l’OTAN, là où l’Allemagne reste attachée à la protection de l’Alliance nord-atlantique.

Économiquement enfin, la députée du Pas-de-Calais promet de diminuer de moitié la contribution française au budget de l’Union européenne.

Autant de promesses qui font peser de sérieux risques de rupture sur les quelques projets qui tiennent encore entre Friedrich Merz et Emmanuel Macron. Projets qui pourraient également être remis en cause par la faible majorité du chancelier allemand outre-Rhin, et le risque de voir l’AfD, le parti nationaliste local, remporter plusieurs régions en septembre prochain.