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Emmanuel Macron désigne Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics, à la tête de la Cour des comptes

La ministre des Comptes publics va devenir la première femme à la tête de la Cour des comptes. [Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le président de la République a choisi Amélie de Montchalin pour succéder à Pierre Moscovici à la tête de la Cour des comptes. L'actuelle ministre de l'Action et des Comptes publics va devenir la première femme à prendre la tête de l'institution, avec de nombreux défis à relever.

Une montée en grade. L'actuelle ministre des Compte publics, Amélie de Montchalin, spécialiste des questions budgétaires, va devenir la première femme à prendre les rênes de l'institution, désignée par Emmanuel Macron pour succéder à Pierre Moscovici. À 40 ans, elle sort tout juste d'un long marathon parlementaire dédié à l'adoption du budget pour 2026 et va quitter le gouvernement.

Elle deviendra la première femme à occuper le poste prestigieux de Première présidente de cette institution plus que bicentenaire, chargée de vérifier la régularité des comptes publics. Sa nomination est attendue mercredi lors d'un Conseil des ministres.

Un mandat irrévocable

Ce mandat étant irrévocable, seulement borné par une limite d'âge théorique fixée à 68 ans, la jeune quadragénaire aura de quoi s'inscrire dans le temps long si elle le souhaite, même si cette macroniste historique n'a pas traîné, ces dernières années, aux postes clés qu'elle a successivement occupés.

Amélie de Montchalin récupère les rênes de cette institution à un moment crucial, alors que la France peine à redresser la barre après plusieurs années de dérapage budgétaire, dans un contexte politique extrêmement instable qui ne facilite pas l'adoption du budget du pays. Le déficit public doit être ramené à 5% du PIB en 2026, après 5,4% en 2025, un objectif que de nombreux observateurs et parlementaires jugent très ambitieux compte tenu du contenu du projet de loi de finances actuellement revu par le Conseil constitutionnel.

La Cour des comptes n'a eu de cesse de rappeler l'exécutif à cet impératif d'assainissement budgétaire ces derniers mois, au fil des quelque 200 rapports produits annuellement et qui épinglent régulièrement la sphère publique.