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Émeutes du 17 octobre : la classe politique accuse les élus Insoumis d'attiser la violence

Le cortège de La France insoumise lors d'une manifestation le 17 octobre dernier.
[Augustin Pasquini / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Face aux pillages et à la violence des affrontements entre manifestants et force de l'ordre, la classe politique française, notamment à droite, appelle la France insoumise à répondre de ses actes. Pour de nombreux responsables politique, les discours des élus insoumis attisent la violence.

Quelques heures après la journée de mobilisation contre la vie chère qui a tourné à l'émeute dans plusieurs villes de France, la classe politique demande des comptes à La France insoumise. 

À commencer par le président de la République, Emmanuel Macron, lors de son allocution de ce dimanche soir. Pour le chef de l'Etat, cela ne fait aucun doute. L’ultra-gauche est la seule responsable de ces violences. "Des factieux, issus de l’ultragauche, rejoints par des délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes", a-t-il notamment souligné devant les Français. 

Une classe politique qui se rapproche de la position de Bruno Retailleau

Avec ses propos le chef de l’État vise les proxys de la France insoumise. De son côté, son ancien premier ministre Édouard Philippe, explique pourquoi Jean-Luc Mélenchon attise la violence, à travers " sa volonté de casser l'ordre républicain et de conflictualiser le plus possible la situation. La responsabilité politique de LFI est en la matière considérable", juge-t-il. 

Au Rassemblement national, Marine Le Pen va encore plus loin. Elle assimile directement la France insoumise à des organisations terroristes comme le Hamas ou le Hezbollah. "Avec sa branche politique, LFI et sa branche armée, les antifas, qui se réfèrent au conflit du Proche-Orient, veulent faire croire que la violence est devenue un mode de revendication légitime pour répondre aux problèmes des Français", insiste-t-elle. 

La classe politique semble enfin ouvrir les yeux sur le danger que représente La France insoumise, se rapprochant petit à petit de la position de Bruno Retailleau qui demande l’interdiction de ce parti politique.