Edouard Philippe en Guadeloupe pour clore la première conférence internationale sur les sargasses

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Photo d'archive © Alain JOCARD / AFP
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Edouard Philippe est arrivé en Guadeloupe samedi après-midi. Le premier ministre va clore une conférence internationale sur les sargasses, ces algues brunes dont les émanations sont toxiques.
REPORTAGE

Les sargasses sont un fléau pour les Antilles, de plus en plus envahies. Ces algues brunes ruinent les littoraux, à tel point que la première conférence internationale sur les sargasses a été organisée en Guadeloupe. Le premier ministre français s'est rendu sur place pour constater l'étendu des dégâts et clore la conférence.

Edouard Philippe a visité un restaurant niché au bout d’une anse, un site jadis paradisiaque mais aujourd’hui ravagé par des tonnes d’algues échouées sur la plage. Roméo, le propriétaire du restaurant "Chez Coco" a dû fermer ses portes. Depuis 2011, il a eu des algues chaque année et s'est rapidement senti abandonné par les autorités : "De 2011 à 2015, on a géré les sargasses par nous-mêmes. Par rapport à d’autres sites, ici on en a vraiment eu chaque année", témoigne-t-il au micro d'Europe 1.

"On voit l'impact terrible sur la biodiversité, sur l'écosystème et sur l'économie"

Edouard Philippe, lui, a tenu à rappeler que le gouvernement avait pris rapidement l’affaire au sérieux : "Je voulais voir ce que ça produit sur le terrain. A cet endroit qui était magnifique et qui le sera à nouveau un jour, on voit l’impact terrible sur la biodiversité, sur l’écosystème et sur l’économie de ces sargasses. Ça ne date pas d’hier. En 2017, le ministre de la Transition écologique et solidaire de l’époque, Nicolas Hulot, était venu ici. Il y a un intérêt commun et un intérêt urgent."

Le premier ministre va clore la première conférence internationale sur les sargasses. Une douzaine de chercheurs ont été récompensés pour leurs idées sur le retraitement de ces algues. Ils se partageront une somme de 10 millions d’euros pour mener à bien leur projet.

Europe 1
Par Matthieu Bock, édité par Maxime Dewilder