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Discrétion, déplacements ou un entre-deux : quelle stratégie vont adopter les candidats à la prochaine présidentielle cet été ?

Discrétion, déplacements ou un entre-deux : quelle stratégie vont adopter les candidats à la prochaine présidentielle cet été ? [AFP]

Si la période estivale est synonyme de vacances et de déconnexion, c'est également le cas pour les acteurs de la politique. À moins d'un an de l'élection présidentielle, certains candidats déclarés ou potentiels ont besoin de reprendre des forces avant de poursuivre le marathon élyséen. Mais à chaque candidat sa stratégie. 

La politique devrait progressivement se mettre en pause dans les jours à venir. À moins d'un an de la prochaine élection présidentielle, certains candidats déclarés ou potentiels ont besoin de souffler. D'autres encore vont en profiter pour continuer de convaincre. 

En concurrence avec Édouard Philippe au sein du bloc central, Gabriel Attal entend profiter de l'été pour se démarquer. Le candidat de Renaissance multipliera les déplacements en Vendée, dans l'Hérault, le Nord ou encore la Mayenne. 

L'objectif est de profiter de la plus faible actualité pour faire passer ses messages et tenter ainsi de se rapprocher dans les sondages de l'ancien Premier ministre et actuel maire de la ville du Havre. 

"Quand il n'y a pas de vent, ça ne sert à rien de s'agiter sur le pont"

À l'inverse, et comme chaque été, Marine Le Pen joue, elle, la carte de la discrétion. Depuis un déplacement dans la Sarthe au lendemain de son procès, la patronne des députés RN limite ses interventions. 

"Quand il n'y a pas de vent, ça ne sert à rien de s'agiter sur le pont", confie son entourage. La députée du Nord-Pas-de-Calais reprend ainsi des forces à l'aube de sa quatrième campagne présidentielle. 

Chez les Républicains, Bruno Retailleau devrait, lui, observer un entre-deux. Son équipe estime que la caisse de résonance est faible pour les politiques en période estivale. Mais le président des LR ne s'interdit pas de sortir de sa réserve si l'actualité s'y prêtait. 

Une stratégie également adoptée par la plupart des autres candidats à l'élection présidentielle. Tous ont déjà en tête la rentrée qui marquera une accélération notoire de la campagne.