General Electric à Belfort : "Le compromis sauve 300 emplois donc ça me semble intéressant"

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Alors que General Electric a annoncé une diminution du plan de suppressions de poste à Belfort, la présidente socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, estime sur Europe 1 que le compromis trouvé était "intéressant". Une manifestation aura tout de même lieu samedi après-midi en soutien aux salariés.
INTERVIEW

Comme nous le révélions ce jeudi, General Electric serait prêt à réduire son plan de suppressions de poste à Belfort. Alors qu'une manifestation est organisée cet après-midi en soutien aux salariés de l'usine de Belfort, la présidente socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, a réagi au micro d'Europe 1. Elle salue l'avancée de l'Intersyndicale et juge le compromis trouvé "intéressant". 

"L'intersyndicale a porté une vision industrielle très forte", a-t-elle affirmé au micro d'Europe 1. "Elle a obtenu des engagements pour que Belfort soit le centre d'excellence pour un certain type de turbines et qu'une ligne de production qui devait partir en Hongrie ne parte pas. Le compromis sauve 300 emplois donc ça me semble intéressant parce que quand l'activité reprendra, il y aura une garantie du maintien de compétences suffisantes pour que la production puisse continuer à se faire à Belfort".

"C'est mieux, mais c'est un autre combat qui commence"

Le compromis, qui consiste à ne supprimer que 500 postes au lieu de 800 en échange de coupes assez nettes dans les avantages sociaux, est acceptable pour Marie-Guite Dufay. "Si on ne trouve pas de compromis, avec les effets du plan social, ce ne sera plus à Belfort que se construiront les turbines quand le marché reprendra", affirme-t-elle au micro d'Europe 1.

"À partir du moment où nous avions un plan social qui comportait 800 emplois, effectivement, c'est mieux, mais c'est un autre combat qui commence", prévient-elle néanmoins. "Il y a la possibilité d'attirer des investisseurs et des emplois et de construire ce que cette Région a toujours eu à cœur de construire : une sécurisation professionnelle pour que les salariés qui vont être impactés par les pertes d'emplois ne perdent pas de pouvoir d'achat. Pour qu'ils soient formés et qu'à l'issue de cette formation, ils retrouvent un emploi", précise-telle, rappelant que ces questions de sécurisations professionnelles avaient déjà été abordées lors de la crise économique de 2008. "Donc il faut de nouveau innover de cette façon là", conclut la présidente de la Région.

À voir maintenant si General Electric tiendra ses promesses. En 2014, l'entreprise américaine s'était engagée à créer un millier de postes après avoir racheté les turbines d'Alstom, mais presque aucun n'avait été crée.