"Coup d'Etat social" : Philippe renvoie Mélenchon à "sa fascination vénézuélienne"

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Edouard Philippe a répondu à Jean-Luc Mélenchon, lundi (photo d'archives). © PATRICK KOVARIK / AFP
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"Je peux comprendre le romantisme échevelé, je peux comprendre la fascination vénézuélienne", a déclaré le Premier ministre à propos de la position du leader de la France insoumise sur la réforme du droit du travail, lundi. 

Edouard Philippe a renvoyé lundi Jean-Luc Mélenchon "à sa fascination vénézuélienne", alors qu'il réagissait à la déclaration du leader de la France insoumise sur le "coup d'État social" de la réforme du droit du travail, contre laquelle il appelle à manifester le 23 septembre.

"Une transformation discutée". "Je peux comprendre le romantisme échevelé, je peux comprendre la fascination vénézuélienne mais je veux dire aux Français que ce que nous préparons, c'est une transformation discutée, pensée et nécessaire pour le développement de l'économie française", a déclaré Edouard Philippe à l'issue du séminaire de rentrée du gouvernement. Jean-Luc Mélenchon avait appelé, dimanche lors de l'université d'été de la France Insoumise à Marseille, "le peuple" au "combat" et à "déferler" dans Paris le 23 septembre contre le "coup d'État social" de la réforme du droit du travail. Les ordonnances seront rendues publiques jeudi à Matignon.

Pas de "simplifications outrancières". Alors que le Premier ministre a rappelé qu'une "concertation" avec les organisations syndicales et le patronat a eu lieu ainsi qu'un "débat parlementaire intense", il a ajouté : "Comment pouvez-vous être crédible quand vous dites aux Français (qu') il s'agit d'un coup d'Etat ?". Tout en défendant "la vitalité" du débat public, Edouard Philippe a appelé en conclusion à "ne pas faire de simplifications outrancières".