Invité au micro de Christine Kelly ce mercredi 21 janvier, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, a évoqué la proposition de contre-budget de Marine le Pen, la seule capable d'inverser l'effet de la dette selon lui. Pour le député, "l'État-obèse est partout et nulle part, il ne fait plus son travail". Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.
Ce mercredi 21 janvier, Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national et invité de Christine Kelly, a fustigé le budget 2026 défendu par Sébastien Lecornu et la politique économique d'Emmanuel Macron.
"L'État obèse ne fait plus son travail"
"Nous avons fait adopter un amendement de baisse de 5 milliards de dépenses des collectivités territoriales sur les grandes régions et les intercommunalités. Tout le monde nous est tombé dessus, mais nous assumons. Oui les grandes régions, les intercommunalités, ont besoin de faire 5 milliards d'économies", a-t-il assuré. "Nous n'avons pas de double discours" sur la question budgétaire.
Il a évoqué le "redressement national", et l'urgence de baisser la dette. "Le contre-budget qu'a proposé Marine Le Pen, est le seul qui permet d'arrêter l'effet boule-de-neige de la dette. C'est-à-dire que dès la première année, nous faisions diminuer la dette", selon les perspectives de leur proposition.
"Alors la première année, c'est une petite diminution", a-t-il concédé, "mais cela arrêterait ce phénomène d'entraînement complètement dingue, c'est déjà un effort considérable."
"On n'est pas capable d'avoir des munitions"
Il rappelle que son parti "n'est pas étatiste", assurant que "l'État obèse ne fait plus son travail", notamment sur le nucléaire, que l'État aurait "saccagé."
"Concernant la défense nationale, le député a rappelé que le pays était "en retard sur les munitions et les grands programmes."
"Enfin, quand on sait que Sébastien Lecornu, ministre de la Défense et désormais Premier ministre, a reconnu qu'il n'y avait même pas assez de munitions en France... C'est pathétique, quand on dépense 57% de l'argent des Français dans la dépense et qu'on n'est même pas capable d'avoir des munitions, on voit bien que l'État est partout et nulle part", a-t-il déploré.