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«Ces ZFE ne sont pas bien pensées», regrette Manon Aubry qui dénonce une «écologie punitive»

Invitée de la Grande Interview Europe 1-CNEWS ce vendredi, la députée européenne Manon Aubry a critiqué censure la suppression des zones à faibles émissions par le Conseil constitutionnel. [Europe 1 ]

Invitée de la Grande Interview Europe 1-CNEWS ce vendredi, la députée européenne Manon Aubry a critiqué censure la suppression des zones à faibles émissions par le Conseil constitutionnel. Pour elle, "ces ZFE ne sont pas bien pensées". Manon Aubry regrette la décision du Conseil constitutionnel. 

Invitée de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, l’eurodéputée LFI Manon Aubry est revenue sur la suppression des zones à faibles émissions, les ZFE, censurée par les Sages. Une censure qui ne porte pas, selon elle, sur le fond du dispositif. 

"Ça n’a pas été supprimé sur le fond, mais par ce qu’on appelle un cavalier législatif, c’est-à-dire que c’était considéré comme n’étant pas dans le périmètre de la loi", a expliqué Manon Aubry. Pour l’élue insoumise, le sujet n’est toutefois pas clos. "Je pense que c’est reculer pour mieux sauter", a-t-elle estimé, jugeant que les ZFE, dans leur forme actuelle, "ne sont pas bien pensées". 

"Tout le monde aimerait bien rouler avec une voiture dernier cri électrique"

Manon Aubry dénonce notamment un dispositif qui pénalise les foyers les plus modestes. "Elles sanctionnent bien davantage les ménages les plus pauvres qui n’ont pas les moyens de changer leur voiture", a-t-elle regretté. L’eurodéputée reconnaît pourtant l’intérêt écologique et économique des véhicules plus récents, notamment électriques. 

"Tout le monde aimerait bien rouler avec une voiture dernier cri électrique. En plus, en ce moment, ça coûterait moins cher vu le prix de l’essence et ce serait plus écologiquement responsable", a-t-elle souligné. Mais, selon elle, cet objectif reste inaccessible pour de nombreux Français. "Une voiture de ce type-là, ça va vous coûter 20.000, 25.000 euros au bas mot si vous l’achetez neuve", a ajouté Manon Aubry. 

Manon Aubry appelle donc à revoir la méthode. "Je pense que c’est faire de l’écologie punitive", a-t-elle dénoncé, plaidant plutôt pour un renforcement des alternatives à la voiture individuelle. Selon elle, il faudrait d’abord repenser "l’accès aux services publics et aux services publics de transport", avec des solutions « accessibles financièrement", voire "gratuites pour les plus précaires" et "gratuites pour les jeunes", avant de "sanctionner ceux qui ont une vieille voiture et qui n’ont pas les moyens de la changer".