Invitée de "La Grande interview Europe 1 - CNews" ce vendredi, Manon Aubry a réagi aux nouvelles annonces de Sébastien Lecornu sur les aides du gouvernement face à la crise du carburant. L'eurodéputée LFI les a jugées insuffisantes et a plaidé pour un blocage des prix à la pompe car cela "ne coûterait pas un seul centime à l'État".
Alors que la crise du carburant continue de faire rage, les Français commencent à s'impatienter malgré les annonces jeudi de Sébastien Lecornu. Au micro de Romain Desarbres ce vendredi 22 mai 2026, Manon Aubry a jugé ces nouvelles aides insuffisantes. "Le blocage des prix ne coûterait pas un seul centime à l'État", a plaidé l'eurodéputée La France insoumise.
"Des gens vont se priver de vacances cet été"
"Ce matin, il y a des gens probablement sur Europe 1 qui nous écoutent en allant au travail. Je pense à tous ces gens-là qui prennent leur voiture, qui n'ont pas d'autre alternatives, à ces gens-là qui ne vont toucher aucune aide alors qu'il y aurait une mesure simple et de bons sens : le blocage des prix. Cela ne coûterait pas un seul centime à l'État français", a expliqué Manon Aubry.
"On pourrait bloquer le litre d'essence et le litre de gasoil notamment à 1,70€, c'est-à-dire le niveau d'avant crise", a proposé l'eurodéputée LFI.
Avant de dénoncer les profits records de TotalEnergies : "Ils ont fait 5 milliards d'euros de profit sur ce premier trimestre. Est-ce que vous trouvez ça normal qu'une entreprise pétrolière se serve de la crise pour spéculer ? Est-ce que vous trouvez ça normal que le Français qui va à la pompe paye 2,20€ son litre de gasoil quand une entreprise comme Total fait tant de bénéfices ?"
"Le gouvernement se refuse à taxer les superprofits, se refuse à agir concrètement pour les Françaises et les Français, parce que plusieurs millions d'entre eux vont se priver. (...) On a tous envie d'aller voir la famille, les proches, et les gens hésitent à prendre leur voiture parce que ça coûte une fortune. Des gens vont se priver de vacances cet été. Ce n'est pas normal", a-t-elle dénoncé.
"Le blocage des prix, c'est la solution de bon sens. Ça a été fait dans l'histoire française dans les années 90. Ça a été fait dans les Outre-mer. Ça a été fait dans un certain nombre de pays dans le monde, comme la Croatie, la Slovénie ou la Corée du Sud", a conclu Manon Aubry.