Face à une hausse explosive des prix et des risques d'approvisionnement, le chef de l'État a demandé à son équipe gouvernementale une "totale mobilisation" sur le prix et l'approvisionnement, selon le compte-rendu de la porte-parole de l'exécutif, Maud Bregeon.
Le gouvernement surveille de près la situation des carburants. Dans le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi 16 septembre, le président de la République, Emmanuel Macron, a demandé aux ministres une "totale mobilisation" sur l'approvisionnement et les prix.
"L'objectif, c'est vraiment dans les jours et dans les semaines qui viennent pour le président de la République de sécuriser ces approvisionnements, sécuriser les volumes", auprès d'autres pays notamment, a dit Maud Bregeon devant la presse.
Un calendrier encore flou pour de nouveaux "dispositifs"
Elle a aussi évoqué un travail "sur une possibilité d'avoir davantage de flexibilité dans la réglementation à l'échelle européenne" notamment pour "assouplir un petit peu le système" concernant les raffineries. Le but étant de "tirer autant que possible les prix à la baisse ou tout du moins de maîtriser leur hausse", a-t-elle dit.
Environ 10% des stations-services ont une difficulté d'approvisionnement sur "au moins un carburant", dont l'"immense majorité" appartiennent au réseau TotalEnergies, selon Maud Bregeon.
"Je veux encore rassurer sur les chaînes logistiques qui n'ont pas de difficultés anormales par rapport à ce qu'elles sont d'habitude, et en revanche mobilisation particulièrement accrue sur l'approvisionnement à l'échelle internationale", a-t-elle dit.
La flambée des prix des carburants a provoqué des appels à manifester évoquant le mouvement des Gilets jaunes, ainsi que le blocage de dépôts pétroliers par des pêcheurs en Méditerranée.
Interrogée sur cette colère, Maud Bregeon a répondu que le gouvernement ne ferme "pas la porte à de nouveaux dispositifs parce que cette situation devient de plus en plus difficile, et particulièrement depuis quelques semaines". Elle a toutefois refusé de donner un "calendrier" concernant ces nouvelles mesures potentielles, affirmant que le gouvernement étudiait la question "avec la plus grande attention".