Bygmalion : Ciotti dénonce "une forme de persévérance de l'autorité judiciaire" contre Sarkozy

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 "Il y a une forme de persévérance de l'autorité judiciaire dans ce dossier", estime Eric Ciotti.
"Il y a une forme de persévérance de l'autorité judiciaire dans ce dossier", estime Eric Ciotti. © AFP
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Le député LR des Alpes-Maritimes réagit au micro d'Europe 1 après la décision de la Cour de cassation de valider le renvoi devant le tribunal de l'ancien chef de l'État dans ce dossier. 
RÉACTION

"J'accueille cette décision avec regret, avec tristesse pour Nicolas Sarkozy, mais aussi avec confiance", réagit Eric Ciotti auprès d'Europe 1, mercredi. Interrogé sur la décision de la Cour de cassation de valider le renvoi en correctionnelle de l'ancien président pour les dépenses excessives de sa campagne de 2012, révélées par l'affaire Bygmalion, le député LR dit son sentiment d'acharnement mais aussi son optimisme. 

Des faits "qui lui ont déjà été comptabilisés et pénalisés"

"J'ai confiance, parce que je suis convaincu qu'à l'audience, Nicolas Sarkozy fera valoir son bon droit et le fait que dans cette affaire il aura été jugé deux fois sur des faits qui ont déjà été examinés par le Conseil constitutionnel, qui lui ont déjà été comptabilisés et pénalisés financièrement", affirme Eric Ciotti.

Pour contester son renvoi, Nicolas Sarkozy avait brandi le principe du "non bis in idem", selon lequel une personne ne peut pas être sanctionnée deux fois pour les mêmes faits. Il estime avoir déjà été sanctionné définitivement par le Conseil constitutionnel en 2013, lorsque l'instance avait confirmé le rejet de ses comptes pour ce dépassement, qu'il avait dû rembourser.

"Il n'a rien à se reprocher dans cette affaire"

"Il subit un double jugement, c'est assez inédit", martèle Eric Ciotti. "Il y a une forme de persévérance de l'autorité judiciaire dans ce dossier comme dans d'autres à l'égard de Nicolas Sarkozy. Mais je suis profondément convaincu qu'à la fin de cette épreuve, il aura une décision de justice qui soulignera qu'il n'a rien à se reprocher dans cette affaire."

Europe 1
Par Aurélie Herbemont, édité par Margaux Lannuzel