Quelques minutes après le rejet de la motion de censure de La France insoumise, celle déposée par le Rassemblement national a également essuyé un échec ce vendredi 23 janvier. Les deux groupes avaient déposé une motion de censure contre le gouvernement Lecornu après l'activation de l'article 49.3 sur la partie "recettes" du budget 2026.
La partie recettes du budget 2026 est définitivement adoptée vendredi, après l'échec des deux motions de censure de La France insoumise et du Rassemblement national. La première a reçu 269 voix, insuffisant pour renverser le gouvernement Lecornu puisque 288 sont nécessaires pour que le texte soit adopté par l'Assemblée nationale. La seconde n'a recueilli que 142 voix.
Lecornu avait déploré une situation de blocage
Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déclenché le 49.3 sur la partie recettes du budget mardi 20 janvier, regrettant une situation de blocage. "Les choses (...) sont désormais bloquées. Le texte n'est plus votable (...) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget", avait-il déclaré devant les députés, fustigeant les "agissements" de différents groupes.
Alors qu'il avait promis un non-recours à cet article controversé de la Constitution, le chef du gouvernement avait reconnu lundi, "avec une certaine forme de regrets et un peu d'amertume", devoir "revenir sur (sa) parole". Une décision prise dans le but de permettre l'adoption d'un budget nécessaire, tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.
Quelle suite parlementaire pour le projet de budget 2026 ?
Le rejet des deux motions de censure était attendu, avec la non-participation du Parti socialiste à celle déposée par LFI. Après la partie recettes, le gouvernement devrait engager sa responsabilité sur la partie "dépenses" et l'ensemble du budget 2026. Deux nouvelles motions de censure devraient alors être déposées, et également rejetées, en début de semaine prochaine.
Après un passage au Sénat, le texte devrait ensuite revenir à l'Assemblée nationale. Un troisième et dernier 49.3 pourrait alors être déclenché par Sébastien Lecornu sur tout le budget 2026. Si d'ultimes motions de censure sont déposées puis rejetées, le texte pourra être promulgué début février.