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Budget 2026 : Sébastien Lecornu confirme le recours au 49.3 dès ce mardi avec «regret et amertume»

Sébastien Lecornu lors de sa conférence de presse, lundi 19 janvier
Sébastien Lecornu lors de sa conférence de presse, lundi 19 janvier [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Après un Conseil des ministres extraordinaire au Palais de l'Élysée, Sébastien Lecornu s'est exprimé ce lundi devant la presse. Le Premier ministre a confirmé le recours au 49.3 dès ce mardi avec "regret et amertume". 

Ce lundi, Sébastien Lecornu a confirmé qu'il allait avoir recours à l'article 49.3 de la Constitution afin de doter la France d'un budget pour l'année 2026. Une information qu'il a d'abord communiquée à son gouvernement lors d'un Conseil des ministres extraordinaire au Palais de l'Élysée, dans l'après-midi. 

Après cela, le Premier ministre s'est présenté devant la presse pour expliquer ce choix, qui va à l'encontre de ce qu'il avait déclaré en octobre dernier quand il renonçait à utiliser cet outil pourtant utilisé une centaine de fois depuis 1958. 

"Nous tiendrons les 5% de déficit"

Sébastien Lecornu est revenu sur "ce pari de gouverner différemment" pour permettre au Parlement d'aller "au bout des débats". Une méthode qui a "bien fonctionné pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale" qui a été adopté en décembre dernier. Le chef du gouvernement a salué "l'ambiance de calme pour travailler" dans l'hémicycle au moment des débats. 

Puis, Sébastien Lecornu explique les raisons qui l'ont poussé à avoir recours au 49.3 : "Nous avons décidé, avec je dois le dire à titre personnel, avec une certaine forme de regrets et un peu d'amertume, d'engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recettes du projet de loi de finances". 

Une décision qui l'oblige a revenir sur "sa parole", mais il le fait car dans le cas contraire "on finirait par dire que je suis têtu, et je ne veux surtout pas avoir d'ego mal placé. En m'entêtant trop longtemps, je serai moi-même source de désordre". 

Le Premier ministre assure que "nous tiendrons les 5% de déficit" et il ajoute que ce budget visera "la stabilité fiscale" : "Les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. Tous les instruments de fiscalité sur les entreprises pour 99,9% des entreprises seront les mêmes en 2026 qu'en 2025".