British Steel-Ascoval : "Si c’est nécessaire, il faut nationaliser", estime Nicolas Bay (RN)

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Nicolas Bay, candidat RN aux européennes, demande à l’État de nationaliser l’aciérie d’Ascoval si c'est nécessaire, alors que son récent repreneur, British Steel, a été placé en liquidation.
INTERVIEW

L’avenir de l’aciérie d’Ascoval suscite à nouveau l’inquiétude. Alors que le site de Saint-Saulve, dans le Nord, a tout juste été racheté par British Steel, le sidérurgiste britannique a été placé mercredi en liquidation. "Si c’est nécessaire, il faut nationaliser. Il faut à la fois rétablir des vraies protections économiques et que l’État intervienne à chaque fois que c’est nécessaire, de manière ponctuelle, pour sauver un site industriel", a estimé Nicolas Bay, candidat RN aux européennes, au micro de Sonia Mabrouk.

"Au nom du principe de la concurrence non faussée, les traités européens interdisent les interventions des États dans le domaine économique", a poursuivi l’eurodéputé sortant. Le gouvernement a tenté de rassurer les salariés de l’aciérie mercredi après-midi, assurant que la procédure de liquidation n’inclut pas le site anciennement Ascoval, désormais détenu par la maison mère de British Steel, Olympus Steel Ltd.

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"L’Union européenne n’est pas capable de mettre en place des protections"

"C’est très inquiétant, un site industriel menace d’être fermé et des centaines de salariés risquent de rester sur le carreau. Nous ne sommes pas capables de mettre en place les protections pour éviter la concurrence déloyale, ni à l’échelle nationale ni à l’échelle européenne. Toutes les grandes puissances dans le monde, les États-Unis, la Russie et la Chine, protègent leurs économies", a critiqué Nicolas Bay.  

"La promesse de l’Union européenne était de remplacer les protections nationales par des protections européennes. Or, l’UE a supprimé toutes les protections et s’engage toujours plus loin dans le libre-échange et dans l’abaissement des barrières douanières. On a un dumping social et environnemental avec des produits fabriqués à l’autre bout du monde qui ne respectent aucune de nos normes sociales ou environnementales", a conclu le candidat aux européennes.

Face aux inquiétudes des salariés du site de Saint-Saulve, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a indiqué qu’il les recevrait d’ici la fin de la semaine.