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Blocus des lycées : «LFI se sert de notre jeunesse comme chair à canon politique», juge Gabriel Attal

[Europe 1]

Le candidat à l'élection présidentielle et ancien Premier ministre Gabriel Attal était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il affirme que "La France insoumise se sert de nos jeunes comme chair à canon". 

Le mouvement des lycéens prend de l'ampleur en France. Ce mardi, près de 400 établissements étaient bloqués ou partiellement bloqués par les élèves, pour dénoncer notamment un manque de moyens dans leurs lycées. Plusieurs affrontements ont eu lieu entre jeunes et force de l'ordre, le tout sous la bénédiction de plusieurs élus de La France insoumise qui estiment que "la violence peut être légitime", à l'image du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. 

Invité ce mercredi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-Cnews, l'ancien Premier ministre et candidat Renaissance à l'élection présidentielle Gabriel Attal, juge que "La France insoumise se sert de notre jeunesse comme chair à canon politique".

Écouter les revendications 

"Ils (les élus insoumis ndlr) encouragent des jeunes à se mettre en danger eux-mêmes, à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs, de fonctionnaires de police et de leurs bâtiments. (...) La France insoumise, en faisant ça, ne rend pas service à la jeunesse, puisque cela renvoie l'image que toute la jeunesse effectivement serait livrée à la violence. Or, ce n'est pas le cas", insiste-t-il face à Laurence Ferrari. 

Sur le plateau d'Europe 1-CNews, l'ancien chef de gouvernement estime néanmoins qu'il ne faut pas éviter d'écouter les revendications. "Évidemment qu'il faut les entendre. Il y a un vrai sujet en Seine-Saint-Denis sur la question des remplacements par exemple. Je suis le seul à avoir dit qu'il y avait un vrai problème avec la question des remplacements. Donc oui, il faut répondre à ces enjeux-là. Mais ce n'est pas en bloquant et ce n'est pas en cassant qu'on y apporte une réponse", conclut-il.