Blocages du Black Friday : "Il y a d'autres manières d'avoir des prises de conscience", estime Emmanuelle Wargon

"Je suis pour la liberté de circulation", estime sur Europe 1 Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire 2:25
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Cédric Chasseur , modifié à
Alors que des militants écologistes ont mené plusieurs opérations vendredi pour perturber le Black Friday, la secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon regrette des actions qui peuvent porter atteinte à la "liberté de circulation". "On ne peut pas vouloir faire le bonheur des gens malgré eux en les empêchant de consommer", a-t-elle notamment déclaré sur Europe 1. 
INTERVIEW

Elle avoue "ne rien avoir acheté aujourd'hui". La secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire Emmanuelle Wargon n'est une partisane du Black Friday, organisé vendredi partout en France. "On est matraqué par des publicités sur toutes les antennes qui nous disent que c'est juste jour pour acheter des nouveaux trucs", regrette-t-elle. Sur Europe 1, la ministre estime qu'il est bon de se poser des questions sur la consommation de masse. "On veut des quantités de choses qui donnent envie d'autres choses", paraphrase même Emmanuelle Wargon, reprenant les paroles d'Alain Souchon dans Foule Sentimentale. Pour autant, elle s'oppose aux opérations de blocages menées devant l'entreprise Amazon ou encore dans le plus grand centre commercial d'Europe en région parisienne. "Chacun à le droit de consommer quand il le veut", estime-t-elle.

 

"Je suis pour la liberté de circulation"

Emmanuelle Wargon pense donc "qu'il y a d'autres manières d'avoir des prises de conscience", des actions qui n'entravent pas "la liberté de circulation". Opposée "aux blocages", la secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, regrette que certains activistes veulent "faire le bonheur des gens malgré eux en les empêchant de consommer". Malgré tout, elle reconnait l'urgence de la situation environnementale. "Nous avons une grande question devant nous", dit Emmanuelle Wargon : "quel modèle de consommation est possible et souhaitable pour demain ?" Car il faut arrêter le plus rapidement possible "d’épuiser" les ressources de la planète. "Mais cela ne veut pas dire qu'il faut arrêter de consommer immédiatement", tempère la secrétaire d'Etat.