Bernard Debré voudrait "quelqu'un d'autre" à la tête de LR car Wauquiez "n'imprime pas"

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"Il serait temps qu'on ait quelqu'un d'autre", estime Bernard Debré à propos de Laurent Wauquiez.
"Il serait temps qu'on ait quelqu'un d'autre", estime Bernard Debré à propos de Laurent Wauquiez. © Thomas SAMSON / AFP
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"On ne décolle pas pour beaucoup de raisons. (...) D'abord parce que (Laurent) Wauquiez n'imprime pas", a déclaré l'ancien ministre et député sur LCI. 

"Il serait temps qu'on ait quelqu'un d'autre", a déclaré l'ancien ministre et député Bernard Debré lundi soir sur LCI, qui l'interrogeait sur le fait que LR ne profite pas, dans les sondages, des difficultés d'Emmanuel Macron et d'Édouard Philippe.

"Son conseil municipal habillé en gilets jaunes". "On ne décolle pas pour beaucoup de raisons. (...) D'abord parce que (Laurent) Wauquiez n'imprime pas. Je ne suis pas sûr que les adhérents des Républicains soient très fiers, très heureux, très contents de ce que dit et ce que fait Monsieur Wauquiez", a estimé l'ancien député de Paris, qui soutenait François Fillon. Bernard Debré a par ailleurs ironisé sur Laurent Wauquiez qui, en Haute-Loire, "fait une réunion avec des 'gilets jaunes' et que l'on s'aperçoit que c'est son Conseil municipal qu'il a habillé en gilets jaunes".

Laurent Wauquiez a accusé le Journal du dimanche de mener une "entreprise de démolition contre la droite". Le patron de LR cible un article dans lequel il est écrit que "Wauquiez a posé avec des élus LR déguisés en gilets jaunes" le 17 novembre, reprenant une information publiée par le Canard enchaîné. Le président d'Auvergne-Rhône-Alpes a évoqué des "élucubrations". Le JDD a maintenu ses informations.

"Le bon diagnostic" pour Ciotti. Mardi, le député LR Eric Ciotti a au contraire défendu Laurent Wauquiez, qui "a vu avant les autres ce qui allait arriver", notamment sur la hausse de la CSG pour les retraités et la hausse de la fiscalité sur les carburants. "Il a le bon diagnostic, et nous avons aussi les bonnes solutions. Il faut donc continuer avec constance", a dit Eric Ciotti, pour qui "quand on est la cible d'un peu tout un système, c'est plutôt un bon signal".