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Audiovisuel public : frais, salaires, contrats... Ces révélations du rapport qui embarrassent France Télévisions

Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, interrogée par la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. [Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le 4 mai prochain sera publié le rapport de Charles Alloncle après six mois de travaux au sein de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Un texte remplit de 80 recommandations comprenant la fusion de France 2 et de France 5, ou encore la suppression de France 4, qui pourrait déboucher sur une proposition de loi qui embarrasse France Télévisions.

C'est un texte très attendu. Lundi 4 mai prochain, le rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public menée par Charles Alloncle sera rendu public. Les centaines de pages sont remplies de recommandations pour une réorganisation structurelle de France Télévisions, comprenant la sauvegarde du groupe, tout en réduisant le nombre de canaux.

Mais également de fiches de paie, des contrats avec des sociétés de production, ainsi que des frais en tout genre. Un déballage d'informations dont le service public se serait bien passé.

Des DOCUMENTS LÉGAUX non envoyés à Charles Alloncle

Car si les personnes auditionnées pouvaient refuser de communiquer certaines informations à l'oral, elles avaient bien l'obligation de les fournir par écrit. Une contrainte que l'animateur Nagui et sa société de production n'auraient malgré tout pas respectée, confirme le rapporteur Charles Alloncle.

"Dans les derniers jours de la commission d'enquête, la semaine dernière, Banijay m'a envoyé un mail en me disant : 'On ne vous enverra pas les contrats et fiches de paie de Nagui passés au titre du service public'. Ils n'ont pas le droit de le faire", a-t-il vivement tancé.

Un manque de transparence, symbole de la gêne qui gagne France Télévisions car le groupe est au cœur de ce rapport. Le député UDR de l'Hérault recommande, entre autres, de réduire de trois-quarts le budget alloué aux jeux et aux divertissements sur la télévision publique, la suppression de France 4 ou encore la fusion entre France 2 et France 5. Il propose également de soumettre ses principales figures à un devoir de neutralité.

Des mesures qui, si elles étaient mises en place, contraindraient largement le fonctionnement actuel du groupe. Tout comme son financement, évalué à 4 milliards d'euros par an.