Eric Morillot, auteur du livre "Les intouchables de l'audiovisuel public", rappelle dans "Christine Kelly et vous" que le pluralisme du service public est une obligation et non une faveur. Il réagit à la grève qui secoue une partie des antennes de Radio France dans le sillage de l'arrivée de l'éditorialiste Charles Sapin sur France Inter.
2,5 minutes, 150 secondes : c'est le temps d'antenne attribué de manière hebdomadaire sur France Inter à Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs Actuelles. Mais le recrutement de l'éditorialiste provoque des remous sur le service public, au point de faire grève pendant 48 heures. Un mouvement social qui s'est d'ailleurs étendu de manière plus modéré à Franceinfo et France culture.
"Même deux minutes de droite hebdomadaire c'est encore trop pour France Inter", soulève avec une pointe d'humour Eric Morillot dans Christine Kelly et vous.
Mais derrière la boutade, l'auteur du livre Les intouchables de l'audiovisuel public, rappelle que "le pluralisme n'est pas seulement une faveur, c'est une obligation. L'article de loi 43-11 du 30 septembre 1986 stipule que le service public doit assurer 'l'honnêteté, l'indépendance et le pluralisme de l'information, ainsi que l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion'."
Et si Eric Morillot reconnaît que "le droit de grève est dans la loi", il rappelle que "la continuité du service public l'est aussi".