Pour Sébastien Chenu, l'appel de Bally Bagayoko à "l'insurrection populaire" en cas de victoire du RN en 2027 n'est pas "très étonnant". Le vice-président du parti à la flamme l'affirme : le maire de Saint-Denis "dit tout haut ce que Mélenchon pense tout bas".
Il dénonce des "propos très graves". Sébastien Chenu a réagi à l'appel à "l'insurrection populaire" de Bally Bagayoko en cas de victoire du RN en 2027. Et pour le vice-président du RN, tout comme pour le député Karl Olive, cette sortie polémique n'est pas une surprise.
"Finalement, ce n'est pas très étonnant, Bally Bagayoko dit tout haut ce que Jean-Luc Mélenchon pense tout bas. En fait, il dit sans filtre ce qu'est ce mouvement de La France insoumise, c'est-à-dire un mouvement violent qui ne compte pas respecter la démocratie", assure le Cinquième vice-président de l'Assemblée nationale dans Eliot Deval et vous.
"Un travail de sape constant de nos valeurs"
D'autant que le maire de Saint-Denis n'en est pas à son coup d'essai en matière de polémique, pointe l'élu. "C'est lui qui demandait à la police municipale de prêter allégeance. C'est lui qui enlevait le portrait d'Emmanuel Macron dans la mairie", rappelle l'élu, qui dénonce un "travail de sape constant de nos valeurs". "C'est la négation de la démocratie, mais aussi la banalisation d'une certaine forme de violence politique à travers les mots, avant d'en passer aux actes auxquels il appelle", poursuit-il.
"Ce sont les mouvements extrémistes qui remettent en cause les élections et qui ne respectent pas la démocratie", abonde encore Sébastien Chenu. "Donc sincèrement, les propos de Bally Bagayoko sont très graves et ils disent réellement ce qu'est La France insoumise et la menace de ce que les élus de LFI peuvent représenter."