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Clément Perruche
Le candidat à l'investiture Les Républicains, Philippe Juvin, était l'invité d'Europe Matin ce lundi. Le maire de La Garenne-Colombes en a profité pour critiquer les dernières déclarations du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, qui a notamment évoqué, ce week-end, une possible "autonomie" des Antilles.
INTERVIEW

À six mois de l'élection présidentielle et à quelques jours du congrès LR, Philippe Juvin était l'invité d'Europe Matin ce lundi. Le maire de La Garenne-Colombes est revenu sur le déplacement du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, dans les Antilles françaises. "Il a bien fait d'y aller", a-t-il affirmé au micro d'Europe 1. Depuis une dizaine de jours maintenant, la Guadeloupe et la Martinique connaissent une vague de tensions sociales.

"Il y a longtemps qu'il aurait dû y être"

"Il a bien fait d'y aller. Il y a longtemps qu'il aurait dû y être", a affirmé Philippe Juvin. Déléguer du pouvoir vers les collectivités locales serait une bonne chose pour le candidat à l'investiture Les Républicains. "Je crois en la décentralisation en général. Tout ne peut pas se décider à Paris et pas simplement pour la Guadeloupe, pour toutes les régions de France", a-t-il soutenu. "Je suis favorable à ce qu'on octroie aux pouvoirs publics locaux plus de pouvoirs qu'ils n'en ont."

Ce week-end, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a évoqué l'"autonomie" de la Guadeloupe et la Martinique, ce qui n'a pas manqué de provoquer de vifs remous au sein du gouvernement et dans l'opposition. "L'autonomie, ce n'est certainement pas l'indépendance", a précisé le ministre dans les colonnes du JDD avant de s'envoler pour les Antilles.

Une déclaration que Philippe Juvin a vivement critiqué dans Europe Matin. "Je ne sais pas ce que veut dire Sébastien Lecornu avec autonomie, je crois d'ailleurs que lui-même ne le sait pas. Il s'est fait avoir par ses propres mots. Il aurait dû être plus prudent. Mais c'est le problème de la parole publique : elle est en général peu prudente et ne s'exprime qu'au moment où tout va mal. On est toujours en réaction à un événement grave. C'est ça le problème de la vie politique française."