Dernière ligne droite cette semaine pour les débats autour de la fin de vie à l'Assemblée nationale. C'est déjà la troisième fois que les élus se penchent sur le sujet. Et si par deux fois déjà, le Palais Bourbon s'est prononcé en faveur de ce texte, cette fois, les opposants espèrent une dernière fois inverser la majorité.
Ils sont encore une petite centaine de députés à ne pas avoir encore tranché sur un vote pour ou contre la création d'un droit à l'euthanasie. Et c'est précisément eux que les opposants au texte veulent désormais convaincre, pariant sur un retournement de justesse.
1.800 amendements déposés cette semaine
"Depuis 2024, et jusqu'à aujourd'hui, à chaque vote, l'écart se restreint. C'est chiffré, c'est mathématique, c'est factuel. On est plus sur un consensus large à l'Assemblée comme il y a deux ans, je pense qu'on peut avoir un écart qui se réduit encore", explique Christophe Bentz, député du Rassemblement national.
À droite comme au RN, on compte sur ce dernier débat pour dénoncer une trop grande ouverture du texte : "Le délit d'entrave, la volonté de mettre en place les directives anticipées, on laisse à la personne le choix entre suicide assisté et euthanasie. Si ça, ça reste dans le texte, certains élus voteront contre, alors qu'ils avaient précédemment voté pour", déclare Patrick Hetzel, élu LR du Bas-Rhin.
D'autres encore veulent gagner du temps pour débattre en profondeur sur les 1.800 amendements déposés cette semaine. Il faut dire que le gouvernement sait que si la loi n'était pas adoptée cet été, la suite des débats se déroulerait dans un contexte particulier : celui d'une campagne présidentielle.