Gérald Darmanin était l'invité d'Europe 1, jeudi matin (photo d'archives). 1:23
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Margaux Lannuzel , modifié à
Invité de la matinale d'Europe 1, jeudi matin, le ministre de l'Intérieur a répondu aux critiques qui entourent sa nomination alors qu'il fait l'objet d'une plainte pour viol. "Je fais l'objet d'une calomnie", a-t-il dénoncé. 
INTERVIEW

"Je fais l'objet d'une calomnie", dénonce Gérald Darmanin. Nommé malgré la plainte pour viol dont il fait l'objet et cible de vives critiques, le nouveau ministre de l'Intérieur a fustigé la "chasse à l'homme" dont il estime faire l'objet, jeudi matin sur Europe 1. "Depuis trois ans, il y a eu trois décisions de justice, (...) qui ont conclu à une absence totale d'infraction", a-t-il affirmé. 

"On cherche à affaiblir le gouvernement"

"Le président de la République, je pense, ne m'aurait pas nommé au gouvernement depuis trois ans, et singulièrement au ministère de l'Intérieur, s'il ne me faisait pas confiance", a encore assuré Gérald Darmanin, remerciant "le Premier ministre, la majorité parlementaire, et des parlementaires de l'opposition qui ont su voir que, dans cette chasse à l'homme, il y a une grande injustice". Attribuant les critiques dont il fait l'objet à des "raisons politiques", le ministre de l'Intérieur dénonce une volonté de l'opposition "d'affaiblir le gouvernement du président de la République", citant notamment les noms de Valérie Pécresse et Rachida Dati. 

Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009, lorsqu'il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. Selon ses déclarations, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui. Et elle se serait alors sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. Le ministre de l'Intérieur a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, mais selon lui, librement consentie.

Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations.

"Je répondrai à toutes les convocations"

Quant à la suite des investigations, Gérald Darmanin s'estime "peut-être encore plus citoyen que les autres". "Je répondrai à toutes les convocations de tous les juges et de tous les procureurs s'il le faut, il n'y a aucun problème", assure-t-il. "Mais je me demande, de temps en temps, si on se rend compte de ce que l'on fait de l'honneur de quelqu'un."