Nicolas Sarkozy en vacances dans l'Amérique des Kennedy

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Trois mois après son élection, le président de la République s'accorde des vacances. Il est arrivé jeudi avec sa famille dans la petite ville de Wolfeboro, dans le très chic état du New Hampshire au Nord-est des Etats-Unis, une région considérée comme la famille du clan Kennedy. "A l'invitation d'amis" précise l'Elysée pour dénouer la polémique sur le prix de ces vacances : autour de 30.000 euros la semaine.

C'est la ville des hors-bords et des scooters des mers. Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi à Wolfeboro, dans le New Hampshire, un Etat très chic du Nord-Est des Etats-Unis. Il est arrivé en famille par un vol régulier avec son épouse Cécilia et leur fils Louis dans cette petite ville, située sur les bords du lac Winnipesaukee. C'est le repère très select des vieilles familles bostoniennes, le point de chute aussi de certains dignitaires étrangers. Cette région des Etats-Unis est le fief historique du clan Kennedy. Mais le nouveau Premier ministre britannique, Gordon Brown, aime aussi passer ses vacances à Cap Code, la très huppée station balnéaire de la côte du Massachusetts . En juin, le président George W. Bush avait lui reçu son homologue russe Vladimir Poutine à Kennebunkport, une station balnéaire réputée du Maine où sa famille possède une résidence. Grace et Rainier de Monaco étaient aussi des habitués de Wolfeboro, considérée comme "la plus ancienne station estivale des Etats-Unis". Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy est parti à Wolfeboro "à l'invitation d'amis". Selon certaines sources, il réside dans une villa de luxe dont le loyer hebdomadaire est estimé à 30.000 euros. Pour Dominique Moïsi, conseiller spécial à l'Institut français des relations internationales, qui était l'invité d'Europe 1 vendredi dans l'édition de la mi-journée, Nicolas Sarkozy applique à ses vacances sa volonté de rupture. Selon lui, choisir les Etats-Unis, c'est "provocation légère et en même temps un clin d'oeil aux Français". "Je crois qu'il y a cette volonté d'indépendance: c'est moi qui décide, avec moi ça ne se passera pas comme avant, je suis un homme libre" a estimé Dominique Moïsi. Depuis son élection il y a trois mois, Nicolas Sarkozy a occupé largement la scène politique française, prenant en charge aussi des dossiers internationaux comme celui des infirmières bulgares. Cette hyperactivité a suscité une certaine irritation chez les partenaires européens et a éclipsé une partie du gouvernement. Le chef de l'Etat a averti que son emploi du temps repartira "très fort dès la rentrée".

Europe 1
Par Rédaction Europe1.fr