Le psychodrame UMP vu par Sarkozy
Fillon comme Copé en prennent pour leur grade, selon des confidences récoltées par le Canard Enchaîné.
Nicolas Sarkozy ne fait toujours aucune déclaration publique. Mais, en privé, l’ancien président a suivi de très près l’élection de l’UMP et le psychodrame qui s’en est suivi. Le Canard Enchaîné rapporte mercredi des propos attribués à l’ancien président par ses proches. Copé, Fillon, chacun a le droit à sa petite phrase assassine.
• Fillon ? Une "fausse valeur". Nicolas Sarkozy est d’abord très dur vis-à vis de François Fillon, qu’il juge hors jeu pour la présidentielle de 2017. "Ce résultat élimine Fillon car ne recueillir que 50% des voix quand on a été Premier ministre pendant cinq ans, c'est piteux, terrible pour lui", aurait confié l’ancien chef de l’Etat à des proches. "J’ai toujours dit que Fillon était une fausse valeur. On a en a eu la preuve pendant cette élection : il a fait une très mauvaise campagne", tranche encore Nicolas Sarkozy. L’ancien "collaborateur" appréciera.
• Copé, c'est grâce à moi, dit Sarkozy. Pour l’ancien président, la victoire à l’arrachée de Jean-François Copé est une validation de sa propre stratégie : "Copé a fait une remontée exceptionnelle dans la campagne, un peu comme moi à la fin de la mienne ... Cela confirme qu'une ligne dure et sans compromis face à la gauche est payante", estime l’ancien président. L'ancien chef de l’Etat rabaisse Jean-François Copé à une copie conforme de sa propre personne. "On dit que c'est un Sarkozy au rabais. Mais dans 'Sarkozy au rabais', il y a 'Sarkozy". C'est peut-être aussi pour ça qu'il a été élu", aurait-il commenté, légèrement cynique. L’ancien président ne se fait d’ailleurs aucune illusion sur l’engagement pris par Jean-François Copé de s'effacer derrière lui, en 2017. "Je ne suis pas dupe. Copé ne va avoir qu’une idée en tête : m’empêcher de revenir sur le devant de la scène".
>>> Et maintenant, Copé a du boulot