Fabius confirme un accord Aubry/DSK

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Aurélie Frex , modifié à
Invité sur Europe 1 dimanche, il a fait le point sur le projet du Parti socialiste pour 2012.

Invité du Grand Rendez-vous Europe 1 - Le Parisien dimanche, Laurent Fabius, officiellement chargé de réfléchir aux "cent premiers jours" en cas de victoire du Parti socialiste en 2012, a donné quelques exemples de ce qu'un gouvernement socialiste ferait à son arrivée au pouvoir. La veille, le projet socialiste avait été voté à l’unanimité.

La gauche compte notamment "renouer un contact avec nos partenaires allemands, car ce contact est difficile à faire aujourd'hui". Il a également annoncé que le Parti socialiste souhaite "organiser le retrait d'Afghanistan, de manière concertée, des troupes françaises qui sont là-bas", et ce avant 2014. En matière de politique intérieure, il a livré quelques pistes : "traduire en décision gouvernementale la mesure que nous proposons sur la création de 150.000 emplois d'avenir dès la première année, et poser le principe de la grande réforme fiscale que nous souhaitons, vers plus de justice et d'égalité".

Créer "150.000 emplois d'avenir" :

Deux personnalités "compétentes"

Laurent Fabius a également évoqué les primaires socialistes. "Il faut se préparer à ce que la gauche gagne", a-t-il déclaré. Selon lui, "il y a deux personnalités qui ont à la fois l'expérience, les compétences et la légitimité" pour être candidates à l'élection présidentielle, mais il y a beaucoup d'autres personnalités de qualité et c'est tant mieux, parce qu'il va falloir constituer une équipe".

Laurent Fabius confirme le pacte Aubry/DSK :

Ces personnalités, ce sont "mes amis, ce sont Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry", a-t-il précisé. "Nous avons décidé ensemble qu'ils n'iraient pas l'un contre l'autre", a-t-il ajouté, avant de poursuivre sur le choix du candidat : "nous respectons nos calendriers (...) Nous prendrons notre décision en juin amicalement en juin".

Guéant "fait des clins d’œil à l’extrême-droite"

Le responsable socialiste s'est exprimé sur l'immigration. Selon lui, il faut "être extrêmement vigilant" sur l'immigration illégale, "ce qui n'est pas toujours le cas du gouvernement actuel". L'urgence, selon lui, est de "traiter ceux qui sont entrés illégalement en respectant leur droit", et d'"organiser le retour" de ceux qui ne peuvent pas rester.

Pour cela, selon Laurent Fabius, il faut "qu'il y ait des dispositifs d'aide économique à la Tunisie". "Il faut essayer au maximum de trouver des situations chez eux", estime le socialiste. Frontex, l'agence de l'Union Européenne chargée de protéger les frontières de l'Europe est "insuffisante", d'après Laurent Fabius. "On comprend bien qu'il y a des raisons qui poussent ces peuples à partir s'il n y a pas d'aide massive à ce qui se passe en Tunisie et en Egypte, le mouvement continuera".

"On n'a rien fait pour aider la Tunisie" :

Concernant Claude Guéant, Laurent Fabius considère que le fait qu'il souhaite lutter contre l'immigration légale "est une manoeurve de diversion et M. Sarkozy qui se trouve en difficulté politique et veut orienter le débat sur immigration et identité nationale". Le socialiste a également lancé que "Guéant est là pour faire des clins d'oeil à l'extrême-droite, mais je voudrais surtout qu'il s'occupe de la tâche pour laquelle il a été nommé en France, c'est-à-dire s'occuper de l'insécurité en France".

Guéant doit "s'occuper de l'insécurité" :

Eviter l’"enlisement"

Laurent Fabius a également été interrogé sur les différentes interventions de la France dans le monde. "La France, c'est très bien qu'elle intervienne mais on ne peut pas intervenir partout", estime-t-il.

"Nous avons près de 2.000 hommes au Liban, nous avons près de 2.000 hommes en Côte d'Ivoire, nous avons 4.000 hommes en Afghanistan, nous avons des troupes au Kosovo, nous avons maintenant des troupes en Libye", a-t-il énuméré.

"Ce que je veux dire c'est : intervention de la France lorsqu'elle est justifiée oui, interventionnisme allant jusqu'à l'enlisement non", a-t-il encore ajouté.

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