Le procès en appel de six membres de l’ultra-gauche s'ouvre ce lundi matin à Paris. Ils sont soupçonnés d’avoir projeté des attentats contre des policiers et des gendarmes. Dans ce procès en appel, ils encourent jusqu'à 10 ans de prison.
Six militants d'ultragauche, cinq hommes et une femme, âgés de 36 à 42 ans, comparaissent à partir de ce matin devant la cour d'appel de Paris pour association de malfaiteurs terroriste. Ils sont suspectés d'avoir projeté des actions violentes contre des policiers et militaires. La justice leur reproche d'avoir participé à des entraînements de tir dans une maison abandonnée en Haute-Garonne, mais aussi d'avoir fabriqué et testé des explosifs.
Tout cela dans le seul but d'"abattre les institutions républicaines", selon les rapports des enquêteurs. Des écoutes téléphoniques ont également révélé que ces militants d'ultragauche souhaitaient s'en prendre à des policiers et des militaires.
Des suspects qui partagent la même idéologie : la haine de la police. Certains s'étaient rencontrés sur la ZAD du barrage de Sivens dans le Tarn en 2014, théâtre de violents affrontements avec les forces de l'ordre.
Jusqu'à dix ans de prison encourus
Lors de leurs interpellations le 8 décembre 2020, les forces de l'ordre ont retrouvé des armes, ainsi que des produits servant à fabriquer des engins explosifs. L'un d'entre eux était artificier dans un grand parc d'attraction francilien au moment des faits.
Tous ont donc été condamnés en première instance, des peines allant de deux ans de prison avec sursis à cinq ans de prison, une première pour du terrorisme d'ultragauche depuis 1993. Dans ce procès en appel, qui devrait durer 3 semaines, ils encourent jusqu'à dix ans prison. Le délibéré est attendu le 22 mai prochain.